Circulation routière, et si nous mettions nos données à jour ?

2019, on prend des décisions!
Période de changement sans conteste pour les usagers de véhicules motorisés. Simplification de l’inscription aux examens de conduite, relèvement de l’âge des contrôles médicaux, règles assouplies pour une plus grande fluidité du trafic et modification des prescriptions en matière de transport de marchandises dangereuses, le Conseil fédéral fait souffler un vent de nouveauté sur le réseau routier helvétique.

Pourquoi la Confédération a-t-elle dépoussiéré les critères de formation à la conduite? Il fallait intégrer les avancées technologiques apportées par les constructeurs sur les véhicules de nouvelle génération qui ont un impact sur les modes de conduite. Et faciliter la procédure administrative, en permettant aux candidats d’y accéder via internet.


Et dans le détail, qu’est-ce qui change?

  • Les cours de théorie et l’examen sanctionnant cet apprentissage ont désormais une durée de validité illimitée. Exit la disposition qui imposait aux titulaires de «la théorie» de s’inscrire, dans les deux ans, à l’examen pratique, sous peine de devoir retourner à la case départ. Autrement dit, de repasser la «théorie».
  • Le législateur a également revu sa copie quant à l’âge de dépôt du permis d’élève conducteur, qui passe ainsi de 18 à 17 ans (dès le 1er janvier 2021).
  • De même qu’il bannit toute différenciation entre les voitures automatiques et celles équipées d’une boîte de vitesses manuelle. La «pratique» réussie donne accès à la conduite de tout véhicule, automatique ou non.
  • D’autres modifications visent cette fois la formation continue des jeunes conducteurs. Les deux jours de cours complémentaires durant la période probatoire de trois ans (la fameuse «2-phases») sont concentrés sur un seul jour (dès le 1er janvier 2020) et doivent être suivis dans les douze mois après l’obtention du permis. Et la formation obligatoire qui comprend les leçons individuelles théoriques et pratiques notamment passe de 24 heures à 15 heures.
  • Enfin si la première inscription à la théorie se fait encore «à l’ancienne», soit sur formulaire papier auprès du Service des automobiles, la procédure d’admission peut s’effectuer par voie électronique.

Deux-roues, on vise l’efficacité
Et les autres véhicules? Pour les motos, la loi se montre plus exigeante. Ainsi, le pilotage d’un deux-roues dont le niveau est supérieur aux catégories A1 (125 cm3) et A2 est soumis à la réussite d’un examen. L’accès direct à la catégorie A illimitée n’est possible désormais que de façon exceptionnelle. L’âge minimum pour la conduite des 50 cm3, 4 kW et véhicules ne dépassant pas 45 km/h, est abaissé à 15 ans au lieu de 16. Tandis que la formation pratique de base pour les motos, y compris la catégorie A1, doit être de douze heures. Autrefois, les candidats devaient se soumettre à un apprentissage de 8 heures (A1) puis une formation complémentaire de 6 heures pour accéder à la catégorie A. Simplification aussi du côté des permis de conduire pour remorque. Le rapport entre le poids du véhicule tracteur et celui de la remorque n’est plus pris en considération.

Contrôles médicaux, moins de contraintes
La médecine du trafic, qui imposait un contrôle bisannuel aux conducteurs dès 70 ans, déplace le curseur à 75 ans. S’agissant de l’obtention d’un permis d’élève ou de conduire, l’obligation de fournir un rapport d’un ophtalmologue en cas de valeurs d’acuité visuelle proche de la limite est abrogée dès le 1er février. Il reste nécessaire d’effectuer un examen de la vue auprès d’un médecin ou d’un opticien diplômé. Les recommandations à cet égard, figurant dans l’Ordonnance réglant l’admission à la circulation routière (OAC), sont supprimées. En outre, les conducteurs qui possèdent aujourd’hui un permis spécifiant la restriction (examen obtenu sur voiture automatique) ont la possibilité d’obtenir le retrait de cette mention auprès du Service des automobiles (sauf raison médicale).

Marchandises dangereuses, la Suisse s’aligne sur l’Europe
Les catégorisations (numérotation) suivent celles de l’Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR). Ces adaptations visent principalement les machines et matériel
contenant des marchandises dangereuses ainsi que des batteries au lithium. Dans ses nouvelles dispositions, la Berne fédérale a assoupli, dans certains cas, l’obligation d’utiliser des véhicules ouverts ou ventilés notamment.

Adélita Genoud


Parquer sur les zones bleues en Suisse

En Suisse, les zones bleues sont des lieux de stationnement gratuits. La durée de stationnement est cependant limitée à 60 minutes (selon l’Ordonnance sur la signalisation routière du 05.09.1979, OSR – RS 741.1).

Le conducteur est tenu de disposer le disque de stationnement sur le pare-brise, bien en vue, indiquant l’heure d’arrivée.

Voici les règles à respecter sous peine d’amende :

  • Placer la flèche de votre disque sur le trait qui suit l’heure d’arrivée effective du véhicule.
  • Il est ensuite interdit de changer l’heure d’arrivée sans changer de place de stationnement.
  • Du lundi au samedi (jours ouvrables), vous pouvez parquer votre voiture de 8h à 12h et de 13h30 à 19h en respectant la règle des 60 minutes.
  • En arrivant entre 11h30 et 13h29, le stationnement est autorisé jusqu’à 14h30. Indiquez bien l’heure d’arrivée! Si vous mettez 13h30 (alors que vous êtes arrivé-e à 11h45 par exemple), que le contrôle s’effectue à 12h, l’amende est possible. Les conducteurs arrivant à 13h30 peuvent stationner jusqu’à 15h…
  • Dès 19h et jusqu’à 7h59, il n’est pas nécessaire d’apposer le disque de stationnement, pour autant que le véhicule soit de nouveau engagé dans la circulation avant 8h du matin.
  • Le dimanche, il n’est pas nécessaire d’apposer le disque de stationnement, pour autant que le véhicule soit de nouveau engagé dans la circulation avant 8h du lundi matin.
  • A noter :

Arrivée entre 18h et 7h59 : heure de départ = 9h / disque obligatoire
Arrivée entre 19h00 et 7h59 : heure de départ = 8h / disque facultatif

  • Les jours fériés sont considérés comme des dimanches dans les zones bleues sauf si:
    – le panneau est muni d’une plaque complémentaire qui précise autre chose;
    – le panneau indique « disque 3h » ou « disque 15h » sans complément.

En image :

Où le trouver ?

Vous pouvez vous procurer votre disque de stationnement aux points de contact TCS à Route de Meyrin 212, 1217 Meyrin; Quai Gustave-Ador 2, 1207 Genève, Chemin de Blandonnet 4, 1214 Vernier. Ils sont gratuits!

Le disque de stationnement est aussi disponible dans des postes de police, les stations-service et les commerces qui vendent des accessoires automobiles.

Pour les personnes à mobilité réduite

Les personnes à mobilité réduite ayant une carte de facilité de parcage peuvent parquer leur véhicule sur les emplacements officiels pendant une durée illimitée (24h), zones bleues et blanches à Genève.

Téléchargez les directives précises applicables sur le canton de Genève ici.

La carte de stationnement adéquate est délivrée par les autorités cantonales (formulaire à Genève). Elle est délivrée à une personne ou à une institution et n’est pas transmissible. Elle n’est valable que pour les courses de la personne handicapée elle-même ou durant le temps où celle-ci est transportée et accompagnée.

Les disques de stationnement en France

Munissez vous du disque de stationnement européen lorsque vous allez en France. Eh oui le disque bleu suisse n’est pas réglementaire chez nos voisins.

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A gauche disque de stationnement européen, à droite disque de stationnement suisse.

Sources : Fondation des parkings, Ville de Genève, Canton de Genève, My Handicap,


Voiture d’occasion, prendre la bonne décision

Sur le marché actuel, nous pouvons trouver une multitude de belles voitures d’occasion. Il n’est pas aisé de faire son choix ou en tant que vendeur de mettre en lumière son véhicule. Face à la voiture, une recherche Google ne va pas suffire.

Shopping new car woman choosing car in a row

Comment avoir confiance ou apporter toutes les garanties ?

  • Par un deal équitable.

Entre particuliers, il est conseillé de convenir d’un contrôle technique du véhicule dans le mois qui suit la vente. L’acheteur prend à sa charge le check-up, le vendeur se charge de faire effectuer à ses frais les éventuelles réparations. Faites figurer cette entente sur le contrat.

En tant qu’acheteur, vous économiserez de l’argent. Il vaut mieux constater à temps les défauts du véhicule. Une affaire peut vite devenir un cauchemar et il n’est pas garanti que vous ayez le budget pour faire réparer les défaillances ou, pire encore, pour acheter une nouvelle occase.

 
Broken car on the road
J’ai l’exemple en tête d’une maman qui avait posté fièrement sur Facebook les photographies de sa trouvaille pour sa fille de 19 ans. La voiture étincelait et avait l’allure d’une belle occase. Peu de temps après l’annonce de la nouvelle, j’ai croisé l’accompagnateur de la jeune fille qui m’a confié que la première sortie du véhicule avait été un enfer. La voiture a chauffé fortement au premier démarrage en côte, jusqu’à avoir de la fumée qui s’échappait du véhicule. Le montant des réparations s’avérant plus cher que le montant payé lors de l’achat, il restait plus qu’à la maman d’économiser pour une nouvelle voiture.

  • Vous vendez votre véhicule.

Préparez votre vente au mieux. Faire figurer la garantie du TCS sur votre annonce en ligne, avec le détail du rapport, permettra de gagner du temps lors de la vente et de justifier le choix du tarif.

Pourquoi faire appel au TCS ou une autre entité neutre ?

voiture occasion
Fabio est un des technicien au Centre technique TCS

Afin d’avoir un rapport complet et fiable. C’est aussi simple que cela.

Par ailleurs,  le TCS est reconnu comment étant un organisme neutre et un expert dans ce domaine.

Infos TCS utiles

Réserver le test occasion en ligne : il suffit de créer son compte et choisir l’horaire souhaité

Centre technique TCS Meyrin
Route de Meyrin 212
1217 Meyrin
Tél. 022 782 77 95
Horaires d’ouverture: du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h

Test occasion TCS à Genève
Durée : 90 minutes
Prix : 140 francs (membre), 250 francs (non-membre)


 

Bon à savoir: j’ai un véhicule électrique

Tout un petit monde s’organise afin de faciliter vos déplacements en véhicule électrique.

  • Téléchargez l’application TCS eCharge, pour avoir accès à tous les principaux réseaux de recharge en Suisse et en Europe (plus de 35’000 bornes de recharge) sans abonnement ni frais de base. Réservez, débloquez, téléchargez et payez grâce à l’application.

Le plus: bénéficiez d’une remise de 3% sur la recharge si vous utilisez la TCS Mastercard. Du 1 mars au 31 mai 2019, vous profitez même de 20% de rabais de recharge.

Le saviez-vous?

  1. Le TCS lance son service de support «eMobility». Il est prévu d’intégrer dans les colonnes de recharge publiques, un système d’alerte et de télémaintenance desservi par le TCS.
  2. Des voitures patrouilles du TCS sont équipées d’une remorque contenant un équipement de recharge mobile qui permet aux patrouilleurs du TCS de réalimenter sur la route les batteries épuisées de voitures électriques.patrouille emobility
  3. Sur Genève, il existe une subvention pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les lieux d’habitat collectifs ou individuels. Elle peut s’élever de 1000 CHF pour une borne installée sur une place de parking individuelle à 2000 CHF pour une borne installée dans le cadre d’un projet planifié sur un parking collectif.   Infos ici.
  4. SuisseEnergie et de Swiss eMobility lancent l’initiative pour l’électrification des entreprises charge4work.

La mobilité électrique va exploser: le TCS est prêt

Le pourcentage des voitures à propulsion alternative restait modeste en 2018: 6,9%. Près de la moitié étaient électriques ou hybrides rechargeables. Le TCS est prêt pour cette évolution.

Qu’est-ce qui pousse à l’achat de véhicules à propulsion alternative? Les aspects pratiques, financiers et la conscience environnementale. Le choix joue également son rôle et il n’a jamais été aussi large. En 2018, 21 591 immatriculations ont été enregistrées, soit une hausse de 23% par rapport à 2017. Et cela sur un marché en recul (4,6%). Près de la moitié étaient des voitures électriques ou hybrides rechargeables (ayant donc une certaine autonomie sur leurs seules batteries).

Objectif: émission en baisse
Les prochaines années seront déterminantes. Dès 2020, les prescriptions pour les émissions de CO2 des voitures de tourisme nouvellement immatriculées en Suisse passeront à 95g/km, contre 130 g actuellement. Un sacré défi, qui ne pourra être relevé qu’avec une proportion accrue de véhicules sans moteur à explosion. On va sûrement assister à une multiplication des propositions. En réalité, le choix d’une voiture électrique se comprend. Même si le prix de départ paraît un peu élevé, c’est sans tenir compte des coûts à l’usage inférieurs. Plus de vidanges, plus d’intervention sur le moteur pour changer la courroie de distribution, ces factures disparaissent. Restent les plaquettes de freins et les pneus. Quant au «carburant», le prix au kilomètre est bien plus bas.JOURNAL_TCS_Fev_N1_PROD-WEB

Le TCS multiplie les services

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Le TCS se situe en pointe pour tout ce qui concerne son corps de métier. Il y aura forcément des dépannages, pour lesquels les patrouilleurs sont formés, et équipés.
Non seulement pour les voitures, mais aussi pour les bornes. Il est en effet déjà connu qu’une bonne partie des appels proviennent de stations de recharge.
Plus original: les sociétaires qui utilisent la carte de crédit du TCS (qui fait aussi office de carte de membre) paient leur courant moins cher sur les installations «swisscharge». L’application TCS les dirige avec soin sur les bornes libres. Le club installe et entretient les bornes de recharge, chez les privés ou à leur bureau. Il assure également la formation nécessaire pour une utilisation optimale.

 

Que vaut votre auto électrique?
Dans un marché réduit, le nombre d’occasions reste faible. Cela va changer. Le TCS se prépare à évaluer de manière précise la valeur du véhicule et, surtout, de la batterie. Cela complétera les informations pertinentes qu’il va diffuser, sous forme de conseils d’achat pour une voiture électrique, de journées d’essai voire d’offres spéciales.

Gil Egger


L’engagement du TCS pour l’électromobilité

  • Application TCS eCharge: pour avoir accès à tous les principaux réseaux de recharge en Suisse et en Europe – plus de 35’000 bornes de recharge – sans abonnement ni frais de base. Réservez, débloquez, téléchargez et payez – en Suisse et en Europe – grâce à l’application. Bon à savoir: bénéficiez d’une remise de 3% sur la recharge si vous utilisez la TCS Mastercard. Du 1.3.-31.5.2019, vous profitez même de 20% de rabais de recharge.
  • Vente de bornes de recharge domestique BEV pour véhicules purement électriques: le TCS vend ces stations de recharges électriques, monte et les entretient à son propre compte.
  • Le TCS lance dans le cadre du « Carnet de route pour la mobilité électrique 2022 » son service de support « eMobility ». Il est prévu d’intégrer dans les colonnes de recharge publiques, un système d’alerte et de télémaintenance desservi par le TCS.
  • Des voitures patrouilles équipée d’une remorque contenant un équipement de recharge mobile permettent aux patrouilleurs du TCS de réalimenter sur la route les batteries épuisées de voitures électriques.
  • Stages de perfectionnement à la conduite d’un vélo électrique

Sur Genève, il existe une subvention pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les lieux d’habitat collectifs ou individuels. Elle peut s’élever de 1000 CHF pour une borne installée sur une place de parking individuelle à 2000 CHF pour une borne installée dans le cadre d’un projet planifié sur un parking collectif.   Infos ici


Amendes du vendredi 25 janvier 2019 au cimetière de Saint-Georges

Courrier transmis à la Fondation des Parkings ce jour : A l’att. de MM. Jean-Yves Goumaz, directeur général et  Gaëtan Mascali, directeur du SDS

 

Monsieur le Directeur général,

Monsieur le Directeur,

 

Nous venons d’apprendre que vendredi dernier, des dizaines de personnes ayant pris part aux obsèques du jeune homme tué récemment aux Charmilles, ont été amendées durant les obsèques mêmes en raison de véhicules prétendument mal parqués.

Cette pratique est totalement inadmissible. Elle dénote par ailleurs des lacunes dans la formation de vos agents qui ne sont pas assez conscients de la vie de notre cité.

Nous vous demandons d’annuler la totalité de ces contraventions, vu le manque de places dans le secteur du cimetière de Saint-Georges lors des cérémonies funéraires, et restons dans l’attente de votre confirmation.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous portez à la présente, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur général, Monsieur le Directeur, à l’assurance de notre parfaite considération.

 

Touring Club Suisse

François Membrez, section Genève

 


 

250 places XXL au parking du Mont-Blanc : pari gagnant

Jean de Toledo aurait sans doute savouré ce moment.

Cet entrepreneur genevois visionnaire, dont le nom est forcément associé à celui d’une grande chaîne de pharmacies, a également apporté sa patte à la mobilité genevoise durant plusieurs décennies. Par exemple en créant le parking du Mont-Blanc, vaisseau-amiral du stationnement au centre-ville. Son approche était limpide: en créant des parkings souterrains, on libère de l’espace en surface, ce qui permet de réaliser des zones dédiées aux commerces et aux loisirs. Or que constate-t-on aujourd’hui?

D’abord une diminution de 16% du nombre de voitures dans les villes de plus de 100  000 habitants entre 2007 et 2015. Ensuite un fléchissement du commerce dans les rues Basses, délaissées par les clients, concurrence frontalière et situation économique obligent. Et enfin l’essor spectaculaire des deux-roues motorisés à Genève, tout comme celui de la mobilité douce complète ce bouquet de raisons qui amènent aujourd’hui l’un des deux grands opérateurs de parkings urbains du canton à repenser l’offre faite à ses usagers.Parking

L’idée pourrait presque paraître anodine. Elle l’est beaucoup moins qu’on ne le penserait au premier abord: le quatrième niveau du parking du Mont-Blanc, complètement rénové, offre depuis le début de l’année 250 places de stationnement au format «XXL», en l’occurrence d’au moins 3,50 m de largeur. Ceci équivaut à près de 50% de surface de plus qu’une place classique.

Pour la société PARKGEST, propriétaire du Parking du Mont-Blanc, cela a une conséquence directe: la suppression de 130 places, soit un peu moins de 10% du total de la capacité du parking, qui en comptait 1530. Corollaire: une place XXL coûte 25% plus cher, soit une augmentation de 80 centimes par heure. L’accès spécifique est réglé directement à l’entrée de l’étage, avec une barrière prévue à cet effet. Il est vrai que les dimensions des véhicules n’ont aujourd’hui plus grand-chose à voir avec celles de 1972, date de la construction de ce parking. À titre d’exemple, la première génération de VW Golf faisait à peine la taille d’une Polo actuelle. À cela s’ajoute l’avènement de catégories telles que les SUV et les monospaces. Il semblait donc logique d’offrir à ces conducteurs des places redimensionnées.

Oui, mais 250 places, ça n’est pas rien quand il s’agit d’assurer un taux d’occupation décent. Thierry d‘Autheville, directeur général de PARKGEST, répond à ce questionnement avec un grand sourire: «c’est un pari gagnant! Notre offre correspond clairement à une attente et l’utilisation des places XXL est en ligne avec nos ambitions. Et pas seulement pour les grands véhicules… En fait, notre profil d’utilisateurs est très éclectique; il va de la mère de famille cherchant de l’espace pour ouvrir largement et sans risques les portières à ses enfants, aux seniors à mobilité plus précaire, en passant par le propriétaire de voiture de sport ou de collection souhaitant protéger au mieux son bien».

L’avenir du stationnement en ville passe-t-il donc par une telle évolution? Sans doute, au moins partiellement. La future construction d’un autre parking souterrain, celui des Clés de Rive, nous dira s’il s’agit d’une tendance de fond. Affaire à suivre.

Henri-Pierre Galletti