Bosphore, un troisième pont pour soulager Istanbul

Le 25 août 2016, la Turquie a inauguré un troisième pont sur le Bosphore afin de soulager le trafic de la mégapole Istanbul. Des Genevois ont participé à sa conception. Depuis l’été dernier la Turquie est au centre d’un grand nombre de discussions. Mais en termes de mobilité, c’est l’inauguration du troisième pont sur le Bosphore au nord d’Istanbul qui attire notre attention. Ce pont est une pièce maîtresse d’un méga-projet autoroutier de 150 km Anatolie-Europe censé décongestionner Istanbul, métropole de 18 millions d’habitants qui suffoque. «Le pont va soulager le trafic (à Istanbul) de 30% et alléger la pression sur les deux autres ponts du Bosphore», a affirmé à l’AFP le ministre turc des Transports Ahmet Arslan.

FLUIDIFIER LE TRAFIC AUTOMOBILE

Les autorités turques soulignent qu’il va permettre de fluidifier le trafic automobile de la région d’Istanbul, notoirement cauchemardesque. Il servirait notamment de voie de contournement pour le transport des marchandises entre l’Europe et l’Asie.
Le troisième pont sur le Bosphore a une structure hybride – il est à la fois suspendu et haubané – «très originale» puisqu’aucun pont de ce genre n’a été construit dans le monde depuis le XIXe siècle et le célèbre pont de Brooklyn.
Aux avant-postes de l’imposant projet figure le bureau genevois T-Ingénierie, qui a dessiné et planifié cet ouvrage battant plusieurs records. Avec sa portée de 1408 mètres, le pont suspendu est le plus long du monde.
À l’instar du pont de Brooklyn, la travée principale est partiellement suspendue aux pylônes par des haubans et aux câbles principaux par des suspentes. L’ouvrage, qui inclut huit voies pour la circulation automobile deux voies ferrées et deux trottoirs latéraux destinés aux piétons, est une véritable prouesse urbanistique. Pour ce projet, le bureau genevois a associé deux ingénieurs de renom: le Suisse Jean-François Klein et le Français Michel Virlogeux, qui a entre autres choses conçu le Viaduc de Millau et le Pont de Normandie. «C’était une expérience extraordinaire. Il est très rare de pouvoir réaliser un tel projet d’A à Z, de la conception à l’exécution finale», a souligné l’ingénieur vaudois.

EXEMPLE À SUIVRE

Genève serait bien inspirée de prendre exemple sur ce projet. Cela permettrait ainsi de donner raison à Maurice Turrettini, président du Salon international de l’automobile de Genève, qui imagine pour le jour d’inauguration du Salon en 2037 un défilé de voitures sur le futur pont haubané de la rade pour se rendre à Palexpo

Robin Bleeker


Auteur : tcsgeneve

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