Une prime à l’élimination pour les moteurs diesel d’ancienne génération ?

A la suite du scandale du «diesel gate», les velléités politiques visant l’interdiction des moteurs diesel dans les villes sont nombreuses. L’argumentaire est souvent simpliste, car il suffit de prononcer les mots «santé publique», «particules fines» ou «dioxyde d’azote» pour déclencher des réactions de crainte.

 

En réalité, la Suisse a vu les émissions polluantes incriminées diminuer de manière spectaculaire au cours des vingt dernières années.

En moyenne annuelle, elle respecte désormais pleinement les normes annuelles fixées par l’Office fédéral de l’environnement (voir infographie). À Genève, en 2016, la valeur limite pour les particules fines (PM10) n’a été (légèrement) dépassée que sur la seule journée du 21 mars. Quant au dioxyde d’azote (NO2 ), les émissions n’ont jamais franchi la valeur limite durant l’année 2016. Vraiment pas de quoi fouetter un chat, donc. En revanche, force est de constater que, pris de manière individuelle, certains moteurs diesel, les plus anciens en l’occurrence, polluent nettement plus que les nouvelles générations. Plus vite les véhicules équipés de ces vieux propulseurs seront éliminés, meilleur sera le résultat environnemental.
C’est la raison pour laquelle le TCS Genève demande aux autorités d’offrir une prime à la mise hors circuit et au recyclage des voitures équipées d’anciens moteurs diesel. Une telle incitation permettrait en effet d’accélérer le rajeunissement du parc automobile et, partant, de faire de la question des émissions polluantes des voitures un non-sujet.

 

Dioxyde d’azote en Suisse

dioxyde azote suisse 1991
dioxyde azote suisse 1991

Particules fines en Suisse 

particules fines suisse 1998
particules fines suisse 2016

2 réflexions sur « Une prime à l’élimination pour les moteurs diesel d’ancienne génération ? »

Laisser un commentaire