Les stations-services du futur

Vers une multiplication des offres.

station service 1

 

«Sans les stations-service, il n’y aurait pas de possibilités de mettre les innovations au service des consommateurs.» Le président de l’Union pétrolière Daniel Hofer observe qu’elles sont toujours en mouvement. Voici comment l’avenir se présente à plus ou moins long terme.

DU CÔTÉ DE L’ÉNERGIE

Le présent: essence, diesel, gaz naturel, synthétiques
Actuellement, la base est toujours constituée par l’essence et le diesel. Le gaz naturel s’y ajoute souvent. Avec la même technologie, on pourrait voir arriver des carburants synthétiques (lire l’encadré à ce sujet).

LE FUTUR, L’ÉLECTRICITÉ ET HYDROGÈNE

Électricité
Des stations de recharge pour véhicules électriques vont se répandre. On en trouve déjà sur les autoroutes. Vont-elles se multiplier? Probable. Y aura-t-il différents systèmes? Difficile à prévoir, il est certain que la «recette Tesla», avec ses propres chargeurs, ne pourra pas devenir la règle. Des bornes rapides en côtoieront d’autres, plus lentes.

Hydrogène
L’hydrogène présent dans une seule station Coop ouverte au public à Dubendorf, il n’est pas près de s’installer partout. Tout le monde s’accorde à dire qu’il est prometteur, à la condition d’être renouvelable. Donc, produit par catalyse de l’eau, au moyen de l’électricité excédentaire des éoliennes et des panneaux solaires. Une station coûte très cher. Les investisseurs attendent que les voitures à pile à combustible deviennent plus nombreuses et les constructeurs attendent que les stations de recharge permettent une utilisation pratique. Il faudra un coup de pouce étatique pour sortir de cette spirale.

À CÔTÉ DE L’ÉNERGIE, UN CENTRE MULTIFONCTIONS

Les shops, si pratiques
Depuis quelques années, on a assisté à des changements majeurs. Des commerces se sont installés. De plus en plus complets, ce qui fait qu’il n’est pas rare d’y voir des clients qui n’ont pas besoin de faire le plein de carburant.

Loisirs, travail, détente
Avec les recharges de voitures électriques, qui prendront plus que les quelques minutes d’un plein d’essence, il faudra offrir davantage. Les idées ne manquent pas. Ce seront des stations de travail connectées, des installations pour faire de l’exercice ou pour se relaxer. L’offre commerciale pourrait s’étoffer. Dans certains endroits, la station-service a même adopté la poste… Un bureau de poste qui ferme pose des problèmes, les communes réagissent. C’est le cas à Lonay, avec pour corollaire des jours et des heures d’ouverture élargis.

 

LE COUP DE POUCE DES NORMES

Les normes d’émissions de CO2, sévères, vont être de plus en plus difficiles à respecter avec des moteurs classiques. Le but de ceux qui fixent les règles n’est pas de faire payer des amendes aux constructeurs, mais bien de les inciter fortement à trouver les meilleures solutions.

La phase transitoire est facile à observer: les voitures hybrides, électrique-essence comme chez Toyota, ou électrique-diesel comme chez Mercedes-Benz. Complément pour ceux qui disposent d’une prise électrique: l’hybride rechargeable,
dont l’autonomie ne cesse d’augmenter. Avec 50 km, on peut se passer du moteur thermique quand on est pendulaire.

La voiture électrique figure déjà au catalogue de nombreuses marques. Elle va continuer sa progression. Son autonomie réelle, de 200 km pour les premières, va atteindre près de 400 km.

L’hydrogène représente l’avenir. En poussant sa production par catalyse (et non en utilisant de l’énergie fossile comme le gaz naturel), on favorise des véhicules qui n’émettent que de la vapeur d’eau. Avantages: une puissance confortable, une pile à combustible sensiblement moins lourde que les batteries et une autonomie dépassant facilement les 400 km. Cerise sur le gâteau: le plein ne prend que quelques minutes.

 

LE CARBURANT SYNTHÉTIQUE POUR RÉDUIRE LE CO2

Les recherches sont discrètes, mais prometteuses. Le constructeur Audi mise sur les carburants synthétiques, en pariant sur leur compatibilité avec les voitures actuelles. Ils peuvent être produits à partir de biomasse par exemple, ou de CO2, d’eau, et d’électricité excédentaire provenant des éoliennes ou des panneaux solaires.

En France, la société Global Bioenergies produit une essence classique mélangée à environ 34% d’isobutane, obtenu à partir de la surproduction du sucre issu de mélasses de betteraves, de résidus de maïs ou de blé.

Audi a également mis au point un diesel synthétique. Mercedes-Benz suit sa propre voie avec un gazole tiré du méthanol cellulosique. Il provient de déchets agricoles, notamment de la paille, et ne concurrence pas l’alimentation humaine ou animale. Renouvelables, moins de particules, neutres en CO2, les carburants synthétiques pourraient faciliter la transition vers une mobilité sans émission. Cela permettrait, surtout, de conserver la technologie des moteurs classiques, qui n’a pas dit son dernier mot.

Gil Egger


Source photographie : Egger-DR

Auteur : tcsgeneve

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2 réflexions sur « Les stations-services du futur »

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