Genève, mon vélo et moi

Fabienne P est une cycliste genevoise qui, depuis 10 ans, est convaincue des avantages et bienfaits de la mobilité active. Pour l’ensemble de ses déplacements, elle fait du vélo tout le temps (et quelle que soit la saison). Portrait d’une passionnée de la petite reine qui nous livre ses trucs et astuces pour rouler en toute sécurité. 

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Le vélo s’est rapidement imposé à Fabienne, qui habite dans une zone de Genève où il y a peu de transports publics ou s’il y en a, ils restent souvent coincés sur leur voie dans de monstres embouteillages, surtout aux heures de pointe. Depuis qu’elle se rend à vélo de Veyrier (où elle habite) au Petit-Lancy (où elle travaille) dans les deux sens matin et soir, Fabienne a pris ses marques. Le vélo, c’est la fois plus pratique et plus rapide (30 minutes porte à porte), sans oublier la possibilité de se parquer aisément sur son lieu d’arrivée, sans avoir à se poser de questions.

Astuce n° 1

Déterminer son trajet

Tous les matins et tous les soirs, Fabienne emprunte le même trajet, privilégiant les petits chemins de traverse plutôt que les grands axes. «Il est primordial de réfléchir au trajet optimal, celui qu’on va prendre tous les jours, qui nous plaît, nous rassure et nous protège en même temps. Il faut l’essayer plusieurs fois et à différents moments de la journée. Il faut se familiariser avec, jusqu’à le connaître par cœur».

Astuce n° 2

Profiter

Sur son vélo, Fabienne se sent libre, elle fait du sport et elle respire! Le vélo constitue une parenthèse, un moment de pause, un véritable sas entre le domicile et le travail. Au guidon de son vélo, on profite de son indépendance et on est moins exposé(e) au stress, surtout si l’on évite les grands axes de circulation, souvent bondés et anxiogènes.

Astuce n° 3

Mon vélo, mon meilleur ami

Fabienne ne se déplace jamais sans son vélo préféré, un modèle (non électrique) qui est devenu un grand classique: un Citybike 21 vitesses, doté comme il se doit de son porte-bagages, de son panier et de ses pare-boue. Pour l’entretien, rien de plus facile. Et hop, nettoyage, graissage de la chaîne, gonflage des pneus, vérification du câble de vitesses sont à faire de manière régulière, en particulier à chaque changement de saison.   

Astuce n° 4

Bien s’équiper

Qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, Fabienne roule toujours avec son casque (avec une lumière arrière) et s’habille en conséquence. En cas de pluie ou de neige, elle sort ce qu’elle appelle «son équipement de cosmonaute», soit un pantalon de pluie, un ciré, des sur-bottes, une cape de pluie et des gants. «Avec cet équipement, il peut pleuvoir des cordes, j’arrive au bureau parfaitement au sec! Au cas où, je laisse au bureau un pantalon, des collants et une paire de ballerines». Autre conseil d’ami(e): «ne jamais se maquiller lorsqu’il pleut, c’est la base». À bon entendeur…

Astuce n° 5

Suivre les règles

  • Sur la route, un(e) cycliste est nettement plus vulnérable. D’où l’intérêt vital de:
  • redoubler d’attention
  • ouvrir les yeux (y compris ceux qu’on aimerait bien avoir dans le dos)
  •  ne pas mettre ses écouteurs
  • respecter les règles de circulation (un vélo doit respecter les feux)
  • faire preuve de civisme

«Ces derniers temps, il y a davantage d’incivisme je trouve. C’est dommage, les cyclistes ne sont pas toujours bienveillants entre eux, sans compter certains automobilistes ou conducteurs de bus qui, visiblement, n’en ont rien à faire. La politesse et la bienveillance auraient pourtant tout à gagner de rouler ensemble».

Astuce n° 6

Adapter sa conduite

Vous vous en doutez: on ne roule pas de la même façon sous un soleil radieux ou sous la pluie. «En été, on adapte sa vitesse et on roule moins vite, histoire de ne pas arriver trempé(e) de sueur au bureau. S’il pleut, on roule plus doucement et on redouble de vigilance en cas de mauvaise visibilité. S’il neige, on évite absolument de freiner». Idem de jour et de nuit: «on adapte son comportement et on modifie ses trajets. Inutile de se promener après 22 heures dans des zones désertes, sans aucune habitation à la ronde».  

Astuce n° 7

Se rendre visible

En vélo, Fabienne trouve que se rendre visible est une priorité, surtout de nuit. «En plus de mon casque (doté d’une lampe arrière), mon vélo est équipé de deux dynamos et de deux lampes: une à l’avant et une à l’arrière».

Astuce n° 8

Être une femme

Certains clichés ont la vie dure. «Ce n’est pas parce qu’on roule à vélo que l’on ne peut pas s’habiller joliment. À part la mini-jupe (que je déconseille) et les jupes longues et amples (qui risquent de se faire prendre dans les rayons), je m’habille comme je veux et suis tout le temps en talons!» Toutes les chaussures qui s’attachent et tiennent bien le pied sont donc les bienvenues (sauf celles en daim), même les sandales. 

Astuce n° 9

Accrocher son vélo

Pour être sûr(e) de ne pas se faire faucher son vélo, Fabienne recommande de toujours l’accrocher à quelque chose de bien costaud: «un poteau, une rampe, un arbre, n’importe quoi mais ne le cadenassez jamais tout seul, c’est trop risqué».

Astuce n° 10

Essayer, c’est l’adopter

Vous hésitez encore à devenir vous aussi adepte du vélo en ville? Un seul conseil: «prenez le temps d’essayer et surtout persévérez. Ce n’est pas en deux jours que vous allez devenir un as de la bicyclette. Le vélo c’est comme beaucoup de choses, ça s’apprend et on se perfectionne avec l’usage et le temps». Sans oublier de se faire accompagner à tout instant par des applications aussi faciles que pratiques, comme Geovelo par exemple. L’une des meilleures applis pour trouver sa voie à vélo!

Catherine Delaby

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