Répression des scooters équipés d’échappements non-homologués ou trafiqués

Le TCS Genève se préoccupe de la répression des détenteurs ou utilisateurs de scooters équipés d’échappements non homologués ou trafiqués.

scooter bruyant

 

Nous avons constaté qu’un certain nombre de ces véhicules sont malheureusement non­ conformes et causent des nuisances sonores considérables. Nous souhaitons rappeler que les échappements du type, notamment, de la marque Akrapovic ne sont pas tous homologués.

Par ailleurs, certains utilisateurs des équipements homologués d’origine suppriment ensuite le réducteur de bruit. Des sites et des vidéos sont légion sur le net où est expliqué comment supprimer le dispositif « noise reduction », appelé aussi parfois « chicane », « silencieux » ou « DB-Killer ». Nous avons constaté par ailleurs que certains utilisateurs de véhicules ayant recours à ces pratiques se conduisaient de manière irresponsable sur la route et commettaient des incivilités.

Il existe donc un intérêt public évident à réprimer ces pratiques à Genève. Le TCS est engagé avec la police, depuis plusieurs années, dans la campagne publique visant à réduire les incivilités.

Nous rappelons à toutes fins utiles que les bases légales pour sanctionner les échappements et catalyseurs non conformes sont les articles 53 et 177 OETV (Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers), ainsi que l’art. 219 de la même loi qui prévoit que sont non conformes les composants prescrits en permanence et qu’est puni de l’amende, si aucune peine plus sévère n’est applicable, quiconque-modifie illicitement un véhicule, se fait complice d’un tel acte ou incite à le commettr

Une prime à l’élimination pour les moteurs diesel d’ancienne génération ?

A la suite du scandale du «diesel gate», les velléités politiques visant l’interdiction des moteurs diesel dans les villes sont nombreuses. L’argumentaire est souvent simpliste, car il suffit de prononcer les mots «santé publique», «particules fines» ou «dioxyde d’azote» pour déclencher des réactions de crainte.

 

En réalité, la Suisse a vu les émissions polluantes incriminées diminuer de manière spectaculaire au cours des vingt dernières années.

En moyenne annuelle, elle respecte désormais pleinement les normes annuelles fixées par l’Office fédéral de l’environnement (voir infographie). À Genève, en 2016, la valeur limite pour les particules fines (PM10) n’a été (légèrement) dépassée que sur la seule journée du 21 mars. Quant au dioxyde d’azote (NO2 ), les émissions n’ont jamais franchi la valeur limite durant l’année 2016. Vraiment pas de quoi fouetter un chat, donc. En revanche, force est de constater que, pris de manière individuelle, certains moteurs diesel, les plus anciens en l’occurrence, polluent nettement plus que les nouvelles générations. Plus vite les véhicules équipés de ces vieux propulseurs seront éliminés, meilleur sera le résultat environnemental.
C’est la raison pour laquelle le TCS Genève demande aux autorités d’offrir une prime à la mise hors circuit et au recyclage des voitures équipées d’anciens moteurs diesel. Une telle incitation permettrait en effet d’accélérer le rajeunissement du parc automobile et, partant, de faire de la question des émissions polluantes des voitures un non-sujet.

 

Dioxyde d’azote en Suisse

dioxyde azote suisse 1991
dioxyde azote suisse 1991

Particules fines en Suisse 

particules fines suisse 1998
particules fines suisse 2016

U lacustre, les autorités aggravent les bouchons

Le TCS Genève avait accepté l’installation d’une voie de bus réservée aux transports publics sur le pont du Mont-Blanc à la condition que le trafic du U lacustre soit fluidifié. Les projets en cours ne vont pas dans le bon sens.

 

Actuellement, c’est au quai Gustave-Ador que les choses les plus inquiétantes sont en train de se jouer. Le TCS Genève soutient la création d’une piste cyclable bidirectionnelle sur ce quai, mais en maintenant les voies de circulation existantes et le stationnement longitudinal.

De longues fils d’attente

Le projet officiel veut supprimer 68 places de stationnement pour les voitures et deux places pour les cars, afin d’obtenir deux voies de circulation dans le sens de la sortie de ville. Or, ce n’est pas là que l’on observe les problèmes les plus lancinants; cette mesure est donc contestable. Elle l’est d’autant plus que ce stationnement perdu ne sera pas compensé, alors que ces places ont une réelle utilité dans le quartier.

La multiplication des feux de circulation a toujours un impact négatif sur la fluidité du trafic. Les autorités prévoient l’installation de quatre feux supplémentaires sur le quai Gustave-Ador (rue de la Scie, rue des Pierres-du-Niton, avenue de la Grenade et avenue William-Favre). Leur effet sera nuisible à l’écoulement du trafic et réduira la perméabilité par rapport aux traversées piétonnes et cyclistes. La liaison entre le quartier des Eaux-Vives et les quais ne sera pas simplifiée.

Il convient de relever que les feux engendrent des freinages et des redémarrages augmentant le niveau du bruit, en contradiction avec la volonté exprimée par les autorités de le diminuer. Le sens d’entrée en ville pose quotidiennement des problèmes aux usagers. Cela va s’aggraver dès lors que le projet officiel ne comprend plus une double voie continue: plusieurs présélections à gauche vont l’interrompre. D’autres solutions sont parfaitement réalisables pour éviter ces goulets d’étranglement. À proximité, un autre aménagement contestable a été relevé par le TCS. La suppression de la troisième voie de circulation entre le boulevard Helvétique et la place du Port en direction du pont du Mont-Blanc induira un risque de remontée de files d’attente jusqu’à Frontenex. Le trafic descendant du boulevard Helvétique serait également pénalisé.

Des pistes cyclables mieux conçues

Afin de réduire la distance entre les arbres et les cyclistes, pour éviter d’empiéter sur les voies de circulation, le TCS a proposé en 2014 la pose de grilles cyclables autour des arbres. Cette proposition fait l’objet d’une vaste consultation du Conseil des Déplacements (CODEP), qui a abouti à une solution négociée acceptée par les membres de ce Conseil. Le TCS regrette que cette solution raisonnable ait été abandonnée après l’introduction de la Loi sur une Mobilité Cohérente et Equilibrée (LMCE).

De nos jours, des solutions modernes permettent d’éviter des situations absurdes. Ainsi, la piste cyclable finit à la jonction du quai Gustave-Ador et de celui du Général-Guisan. Un feu donne la priorité aux cyclistes pendant 30 secondes. Or, la plupart du temps, aucun vélo n’est présent. Un simple détecteur à cet endroit supprimerait facilement ces longues attentes inutiles et contribuerait à fluidifier le trafic en direction du pont du Mont-Blanc.

Concernant ce dernier, le TCS préconise la construction d’une passerelle extérieure en amont, afin de revenir à des voies de circulations normales sur le pont. La Ville de Genève doit enfin aménager l’ouvrage qui avait fait l’objet d’un concours de projets
il y a plusieurs années. Le TCS lui-même a primé des concepts de passerelles réalisables sans grands coûts et sans gêne pour les mouvements des bateaux de la CGN.

Peut mieux faire !

Il représente le poumon de la ville et fait battre le cœur des Genevois depuis des années. Reliant la rive droite et la rive gauche, il accueil plus de 70’000 passages par jour. Sur le bien-nommé pont du Mont-Blanc, voitures, poids lourds, 2 roues motorisés, piétons et cyclistes vont et viennent dans un ballet plus ou moins cadencé, dont la chorégraphie a tout intérêt à être révisée avec intelligence et doigté. Voici le bilan de l’essai de piste cyclable sur le pont du Mont-Blanc.

piste cyclable pont du monde blanc

 

Il est d’abord impératif d’envisager enfin sérieusement la création d’une véritable passerelle piétonne accolée au pont, côté jet d’eau. Celle-ci deviendrait un atout marquant pour le tourisme de la ville qui attire chaque année un grand nombre de visiteurs, dont la plupart se révèlent soit piétons et même cyclistes, surtout à l’approche des beaux jours.
En outre, du fait d’un tel trafic sur cet axe névralgique, une amélioration doit être apportée au niveau des quatre points d’accrochage, en amont et en aval des deux rives. Ainsi, une fois la passerelle réalisée, l’actuel trottoir côté lac, large d’environ 3 mètres, serait exclusivement dédié à la circulation cycliste bi-directionnelle. Les vélos – les plus rapides comme les plus lents – pourraient y rouler normalement et de manière continue sur tout le U lacustre.

CRÉATION D’UNE PLATE-FORME SUR LA RIVE DROITE

Actuellement, si un cycliste quitte le pont du Mont-Blanc en direction de la gare Cornavin, il se trouve dans l’obligation de traverser le quai du Mont-Blanc au feu avec les piétons. À cet endroit, ce sont donc des dizaines de personnes à pied ou à vélo qui se retrouvent coincées au même endroit. Pour sécuriser et fluidifier le passage à cet endroit-clé, s’impose la nécessité d’agrandir localement le trottoir existant en créant une plate-forme généreusement dimensionnée, plus ou moins au-dessus du ponton flottant actuel.

PASSAGES CYCLISTES SOUS LE PONT

Pour les cyclistes circulant du quai du Mont-Blanc en direction du quai des Bergues, il serait judicieux d’élargir le ponton flottant sous le pont, actuellement destiné aux piétons, voire d’en créer un nouveau exclusivement destiné aux 2 roues. Outre le maintien d’une bonne fluidité pour le trafic automobile, cette solution permettrait aux piétons comme aux cyclistes de passer tranquillement et sans perte de temps. À noter qu’une solution comparable doit également être étudiée pour passer sous le pont en rive gauche.

ÉVITER L’HORLOGE FLEURIE

Pour les cyclistes allant du quai Gustave Ador en direction du pont, la solution idéale consiste à les faire traverser le Jardin Anglais, non pas au bord du lac mais en longeant le quai Général-Guisan, sous les arbres, puis en empruntant une voie dédiée aux 2 roues à créer entre l’arrière de l’Horloge Fleurie et le restaurant attenant.
Du côté de ce site fort prisé des touristes amateurs de selfies – et donc de pauses prolongées rendant le passage aléatoire, voire dangereux –, ce nouvel aménagement est indispensable pour assurer la sécurité des uns et des autres et garantir l’accès des cyclistes au pont du Mont-Blanc.
Les idées existent donc et, pour beaucoup, les intentions sont là. Reste à s’assurer de la volonté et de l’engagement du canton et de la Ville de Genève, puis à évaluer rapidement un chiffrage des travaux à venir. Une affaire à suivre, et pas seulement par les amateurs de la petite reine…

 

Bilan de l’essai piste cyclable sur le pont du Mont-Blanc: peut mieux faire.

Il représente le poumon de la ville et fait battre le coeur des Genevois depuis des années. Reliant la rive droite et la rive gauche, il accueille plus de 70 000 passages par jour. Sur le bien-nommé pont du Mont-Blanc, voitures, poids lourds, 2 roues motorisés, piétons et cyclistes vont et viennent dans un ballet plus ou moins cadencé, dont la chorégraphie a tout intérêt à être révisée avec intelligence et doigté.

piste_cyclable.png

Il est d’abord impératif d’envisager enfin sérieusement la création d’une véritable passerelle piétonne accollée au pont, côté jet d’eau. Celle-ci deviendrait un atout marquant pour le tourisme de la ville qui attire chaque année un grand nombre de visiteurs, dont la plupart se révèlent soit piétons et même cyclistes, surtout à l’approche des beaux jours.
En outre, du fait d’un tel trafic sur cet axe névralgique, une amélioration doit être apportée au niveau des quatre points d’accrochage, en amont et en aval des deux rives. Ainsi, une fois la passerelle réalisée, l’actuel trottoir côté lac, large d’environ 3 mètres, serait exclusivement dédié à la circulation cycliste bi-directionnelle. Les vélos – les plus rapides comme les plus lents – pourraient y rouler normalement et de manière continue sur tout le U lacustre.

CRÉATION D’UNE PLATE-FORME SUR LA RIVE DROITE

Actuellement, si un cycliste quitte le pont du Mont-Blanc en direction de la gare Cornavin, il se trouve dans l’obligation de traverser le quai du Mont-Blanc au feu avec les piétons. À cet endroit, ce sont donc des dizaines de personnes à pied ou à vélo qui se retrouvent coincées au même endroit. Pour sécuriser et fluidifier le passage à cet endroit-clé, s’impose la nécessité d’agrandir localement le trottoir existant en créant une
plate-forme généreusement dimensionnée, plus ou moins au-dessus du ponton flottant actuel.

PASSAGES CYCLISTES SOUS LE PONT

Pour les cyclistes circulant du quai du Mont-Blanc en direction du quai des Bergues, il serait judicieux d’élargir le ponton flottant sous le pont, actuellement destiné aux piétons, voire d’en créer un nouveau exclusivement destiné aux 2 roues. Outre le maintien d’une bonne fluidité pour le trafic automobile, cette solution permettrait aux piétons comme aux cyclistes de passer tranquillement et sans perte de temps. À noter qu’une solution comparable doit également être étudiée pour passer sous le pont en rive gauche.

ÉVITER L’HORLOGE FLEURIE

Pour les cyclistes allant du quai Gustave Ador en direction du pont, la solution idéale consiste à les faire traverser le Jardin Anglais, non pas au bord du lac mais en longeant le quai Général-Guisan, sous les arbres, puis en empruntant une voie dédiée aux 2 roues à créer entre l’arrière de l’Horloge Fleurie et le restaurant attenant. Du côté de ce site fort prisé des touristes amateurs de selfies – et donc de pauses prolongées rendant le passage aléatoire, voire dangereux –, ce nouvel aménagement est indispensable pour assurer la sécurité des uns et des autres et garantir l’accès des cyclistes au pont du Mont-Blanc.
Les idées existent donc et, pour beaucoup, les intentions sont là. Reste à s’assurer de la volonté et de l’engagement du canton et de la Ville de Genève, puis à évaluer rapidement un chiffrage des travaux à venir. Une affaire à suivre, et pas seulement par les amateurs de la petite reine…
Catherine Delaby


Pétition en faveur des deux-roues motorisés

Le TCS Genève dépose sa pétition pour « le maintien de la tolérance en matière de stationnement des deux-roues motorisés sur les trottoirs » avec plus de 5’000 signatures.

 

Pétition stationnement deux-roues motorisés

 

La section genevoise du TCS, avec le soutien de la NODE (Nouvelle Organisation des Entreprises) et de l’association RouteGenève, a déposé aujourd’hui une pétition munie de 5’044 signatures. Celle-ci demande le maintien de la tolérance en matière de stationnement des deux-roues motorisés, à la condition que subsiste un espace d’au-moins 1,5 mètre pour le passage des piétons. Elle a été déposée simultanément aux secrétariats du Grand-Conseil et du Conseil d’Etat.

Le TCS se base sur les arguments suivants :

  • Genève est la ville la plus encombrée de Suisse et très mal classée sur le plan mondial en prenant en compte la mesure du temps à l’arrêt par les GPS embarqués ;
  • dans ce contexte, l’Etat doit favoriser l’utilisation des roues-motorisés, qui occupent moins d’espace sur la voirie et diminuent les bouchons journaliers considérables existants ;
  • le nombre de places de stationnement disponibles pour ces véhicules n’est que d’environ 8’500 alors qu’ils sont 55’000 immatriculés à Genève et bien plus en comptant ceux venant de l’extérieur du canton mais y circulant ;
  • la politique de la Ville de Genève et des communes suburbaines consiste à agrandir les trottoirs au détriment des places de stationnement et des voies de circulation ;
  • la tolérance permettant aux deux-roues motorisés de stationner sur les trottoirs à la condition que subsiste un espace d’au-moins 1,5 mètre pour les piétons s’impose comme une évidence et une mesure de bon sens élémentaire ;
  •  l’article 41 al. 1 bis de l’Ordonnance sur les règles de la circulation routière dispose que des signaux peuvent autoriser expressément d’autres véhicules que les vélos à stationner sur les trottoirs, à condition que subsiste toujours un espace d’au moins 1,5 mètre pour les piétons ;
  • de tels signaux n’existent toutefois pas en Suisse (Code suisse de la circulation routière commenté Bussy & Rusconi, 4ème éd. 2015, n. 1.1.2 ad art. 41 OCR), ne permettant ainsi pas de formaliser l’autorisation prévue par la loi ;
  • dans ces circonstances, la tolérance pratiquée jusqu’à ce jour est parfaitement légale, comme l’a d’ailleurs confirmé l’Office fédéral des routes.

Formation à la conduite

DES MESURES SUR-MESURE
Le TCS soutient la conduite anticipée. Dès l’âge de 17 ans, il serait donc possible de demander le permis d’élève conducteur et de commencer les cours de conduite accompagnée. Il est également envisagé que le temps maximum entre le cours de perfectionnement obligatoire (cours 2 phases) et la réussite de l’examen pratique passe de 3 ans à 6 mois. L’accès direct à la conduite de motos (+125 cm3) serait supprimé. La Suisse se calquerait donc sur le processus européen.

NON AUX MESURES COMPLIQUÉES
En revanche, nous rejetons les idées suivantes :

  • les 2h de cours obligatoire pour faire des exercices de freinage et de conduite écologique. Ces heures séparées des autres n’ont pas de sens et engendreraient de plus un surcoût astronomique. D’autant plus que la conduite dite «écologique» comme les freinages font partie des apprentissages couramment dispensés.
  • l’exigence d’attester d’une expérience de conduite accompagnée de douze mois pour les jeunes de moins de 25 ans avant l’examen pratique.
  • l’autorisation de conduire une voiture à boîte manuelle laissée aux personnes ayant passé l’examen pratique avec un véhicule à boîte automatique.

Autant dire que le sujet est chaud et qu’il n’a pas fini de faire couler de l’encre… Et vous qu’en pensez-vous ?