Claude Devillard

Le plaisir de conduire comme avant a disparu

Claude Devillard

COMMENT VOUS DÉPLACEZ-VOUS À GENÈVE ?
Quand c’est nécessaire, je prends la voiture. De mon domicile d’Onex à la gare, je circule en tram. En un quart d’heure, je suis en ville, sans problème de parking ni de stress. C’est pour moi une question de rapidité! Mes quatre enfants ont tous le permis de conduire depuis leurs 18 ans. À mes yeux, cela reste le gain d’une certaine liberté. Ils ne veulent pas avoir leur propre voiture et s’enquiquiner à chercher où parquer, ils empruntent donc celles des parents. Ils se déplacent un maximum en transports publics. Lorsqu’il le faut, ils prennent un véhicule Mobility ou ils louent une voiture pour partir en week-end.

QUEL EST VOTRE RAPPORT À LA VOITURE ?
La voiture, c’était un sentiment de liberté d’une part, et le plaisir de conduire d’autre part. Aujourd’hui je dois reconnaître que je n’éprouve plus beaucoup de satisfaction à conduire comme avant. J’envisage d’ailleurs de mettre à disposition de l’entreprise un chauffeur car, selon le parcours, le voyage en transports publics peut s’avérer compliqué. Un trajet avec chauffeur permettrait d’optimiser mon temps en lisant mes e-mails et en effectuant mes appels. Le plaisir de conduire revient lorsque l’on fait un déplacement sympathique le week-end, hors des sentiers battus, loin de la circulation et sans stress. J’apprécie! Mais pour une utilisation professionnelle, c’est insupportable!

LA MAISON DEVILLARD EMPLOIE UNE CENTAINE D’EMPLOYÉS SUR DIFFÉRENTS SITES. SONT-ILS INCITÉS À PRENDRE LES TRANSPORTS PUBLICS ?
Oui absolument, on a même une prime spéciale mensuelle pour les collaborateurs qui adoptent la mobilité douce. C’est-à-dire TPG ou vélo. Nous leur offrons l’équivalent du prix de l’abonnement TPG. Ça marche bien! Et nous avons même construit depuis un garage à vélo!

QUAND LE CEVA SERA EFFECTIF ET SI L’OPPORTUNITÉ EN VAUT LA PEINE, ENVISAGERIEZ-VOUS D’OFFRIR À VOS COLLABORATEURS FRONTALIERS CES MÊMES CONDITIONS ?
Oui, tout à fait, s’ils ne prennent plus la voiture! Toutes les mesures que nous mettons en place pour diminuer le trafic sont favorables à tous.

PARLONS DES CYCLISTES: COMMENT LES RESSENTEZ-VOUS EN VILLE DE GENÈVE ?
C’est effrayant! Je pense que la plus grande source d’anxiété pour un conducteur quel qu’il soit, c’est les cyclistes. Majoritairement, ils débouchent de nulle part, ils brûlent les feux rouges, ils ne respectent ni les trottoirs ni les passages piétons.

À PROPOS DE LA MOBILITÉ À GENÈVE ET DES PROJETS D’AMÉNAGEMENT, NOUS PENSONS À LA GARE OU À LA TRAVERSÉE DU LAC PAR EXEMPLE, QUELLE EST VOTRE POSITION ?
Je pense qu’il faut agrandir la gare puisque le transport ferroviaire va augmenter. Ce que je regrette c’est que l’on n’ait pas finalisé la «raquette» (le tracé qui va de l’aéroport à la gare). Nous aurions pu proposer un projet d’agrandissement de la gare plus raisonnable et une meilleure fluidité dans le trafic. D’autre part, il est regrettable de ne pas avoir trouvé d’accord avec la gauche et les écologistes, pour construire un pont ou un tunnel sur le lac. Éventuellement un pont à deux étages, d’une part pour les véhicules individuels et d’autre part pour les trains.

VOUS VOYAGEZ BEAUCOUP ET VOUS CONNAISSEZ SANS DOUTE D’AUTRES VILLES COMPARABLES À GENÈVE. AVEZ-VOUS UNE RÉFÉRENCE OU UN MODÈLE EN MATIÈRE D’AMÉNAGEMENTS ET D’ORGANISATION DE LA CIRCULATION ?
À Paris, Londres, Berlin, Bruxelles, je n’imagine même pas circuler autrement qu’en transports publics. Ils sont bien organisés, notamment le métro qui dispose de connexions et de plans très pratiques. Prendre la voiture n’aurait pas de sens! J’ai eu récemment un coup de foudre pour la ville de Copenhague. Ils ont conçu des «autoroutes» pour vélos qui permettent une circulation fluide, rapide et en toute sécurité. En conclusion, il faut cependant souligner les travaux d’aménagement de la Voie verte à Genève, semblable à la Green Line de New York. C’est vraiment une réussite! Enfin, je suis convaincu que le modèle CEVA genevois, associé à un bon réseau de trams, devrait aider considérablement à l’amélioration du trafic en ville. Le CEVA sera très agréable autant pour ceux qui sont au-dessus que pour ceux qui sont en dessous!

Propos recueillis par Gil Egger


Contribution fédérale aux PA3* : Genève demande le maintien de ses projets.

Stupeur et tremblements: début 2018, Genève apprend que la Confédération n’a pour l’heure retenu qu’un sixième de tous les projets de mobilité soumis à cofinancement pour la période 2019-2022.
De surcroît, près de la moitié du montant total accordé, soit 17 millions de francs, concerne une série de petites mesures de mobilité douce.

Les principales raisons de non-entrée en matière sont le degré de maturité jugé insuffisant, le fait qu’une mesure est coordonnée avec une autre mesure prévue dans un horizon de réalisation plus lointain, ou qu’une mesure est sans effet significatif sur le territoire suisse.

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Choquées, les autorités genevoises sont intervenues dans le cadre du processus de consultation qui s’achevait fin avril pour tenter de convaincre les autorités fédérales de la nécessité d’augmenter leur soutien à la concrétisation des infrastructures nécessaires au développement cohérent de la région.

Le TCS Genève a exprimé son soutien au Canton et l’a invité à négocier, en particulier, la requalification de trois projets prioritaires, à savoir le réaménagement de la place de Carantec, au Grand-Saconnex, la construction d’un axe tram entre la place des Nations et le parc-relais «P47» du Grand-Saconnex et l’aménagement d’un axe fort de transports en commun entre Genève et Vernier.

PA3 – PROJET D’AGGLOMÉRATION DE 3E GÉNÉRATION
Historiquement, les projets d’agglomération (PA) répondent à une volonté de la Confédération d’assurer le développement cohérent des villes, en se basant sur l’articulation urbanisation, transports et emplois. On soumet à la Confédération un certain nombre de mesures que les agglomérations s’engagent à réaliser en contrepartie de la participation à leur financement.

L’impact d’un projet et son rapport coûts-utilité déterminent son cofinancement. Depuis 2008, 5,7 milliards de francs, puisés dans le Programme en faveur du trafic d’agglomération, ont été alloués à des projets urgents lancés dans le cadre des projets d’agglomération des deux premières générations.

L’agglomération franco-valdo-genevoise s’est vu attribuer 850 millions qui ont été répartis entre la liaison ferroviaire Cornavin- Eaux-Vives-Annemasse (CEVA), le tram Cornavin-Meyrin-Cern et le tram Cornavin-Onex-Bernex. En janvier 2018, le Conseil fédéral a proposé de débloquer une enveloppe supplémentaire de 1,12 milliard de francs pris sur le nouveau Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), pour cofinancer les projets de troisième génération.

Navette lacustre Anières-Versoix un projet logique

Le relatif éloignement entre Anières (et les villages voisins) et le reste du canton, de même que les conditions de circulation difficiles, parlent en faveur d’une liaison lacustre «haute» avec la rive droite.

Accéder à la gare de Versoix en une vingtaine de minutes permettra aux habitants de la zone de réduire considérablement le temps de certains de leurs trajets, notamment en direction du canton du Vaud et du reste de la Suisse. Le lien rapide avec le réseau CFF couplé au démarrage du Léman Express le 11 juin assure une cohérence de l’offre.

Le gain de temps pour relier Versoix est d’au minimum 20 minutes par rapport à l’option routière la plus optimiste; aux heures de pointe, il peut même tripler.

Les débarcadères de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) existent et les besoins d’aménagements complémentaires sont très modestes. La question de l’accès à la zone d’embarquement mérite une attention particulière: la commune d’Anières annonce avoir identifié plus de vingt places de stationnement disponibles pour les usagers; mais il est clair que cette solution n’est que partielle et qu’elle doit impérativement être complétée par d’autres mesures. Afin d’assurer la tranquillité des
lieux, l’adjonction d’une navette depuis les P+R environnants fait sens, de même que la pose de stations pour vélos en libre-service sur chaque rive (des vélos électriques sont déjà à disposition à la Mairie d’Anières et le réseau pourrait être complété au débarcadère).

Utiliser le lac comme voie de communication tombe sous le sens, en particulier aux confins du canton. Ce projet-pilote, prévu sur deux ans, permettra de clarifier la question de l’adéquation entre l’offre et la demande. La CGN met à disposition une vedette «Col-Vert» pour ce test, avec la possibilité de se doter d’un navire plus moderne en cas de pérennisation de la ligne. Le financement étant assuré, il est à espérer que les Anièrois(es) s’accorderont pour permettre d’inaugurer cette nouvelle traversée cet été.

Henri-Pierre Galletti


Les deux-roues bientôt autorisés sur les voies de bus ?

Des phases de test sont actuellement en cours.

scooter voie de bus

 

Le nombre de deux-roues motorisés a littéralement explosé ces dernières années à Genève. Aujourd’hui, ce sont plus de 55’000 motos et scooters immatriculés dans le canton qui sillonnent les routes. Afin de fluidifier le trafic et faciliter les déplacements, la direction générale des transports (DGT) a souhaité prendre exemple sur d’autres villes telles que Londres ou Baden en Suisse, en autorisant l’emprunt de certaines voies de bus.

Après avoir identifié les emplacements où une telle solution est techniquement et sécuritairement possible, le conseiller d’Etat Luc Barthassat a officiellement lancé le premier test le 14 août 2017 sur la route des Jeunes aux Acacias, sur le tronçon entre le parking P+R Etoile et le carrefour avec l’avenue Vibert, dans le sens Acacias-Bachet. La signalisation a été adaptée avec l’ajout d’un panneau et de marquage au sol.

Le deuxième test débute ce vendredi 13 avril sur la route de Ferney, au Grand-Saconnex. Le tronçon concerné se situe entre le rond-point de la jonction autoroutière du Grand-Saconnnex et la place de Carantec dans le sens entrée de ville. Ici aussi, une signalisation spécifique a été installée. Le but de ce test est de vérifier la pertinence de la mesure dans des conditions différentes du premier essai. L’impact sur la vitesse commerciale des transports publics et la fluidité du trafic seront attentivement analysés. Un bilan sera établi après trois mois.

Les tronçons concernés

troncon acacias voie de bus

 

Route des Jeunes (depuis le 14 août 2017)
Tronçon entre le parking P+R Etoile et le carrefour de l’avenue Vibert.
(dans le sens entrée de ville)

 

troncon grand saconnex voie de bus

 

Route de Ferney (dès le 13 avril 2018)
Tronçon entre le rond-point de la jonction autoroutière du Grand-Saconnnex et la place de Carantec.
(dans le sens entrée de ville)

Répression des scooters équipés d’échappements non-homologués ou trafiqués

Le TCS Genève se préoccupe de la répression des détenteurs ou utilisateurs de scooters équipés d’échappements non homologués ou trafiqués.

scooter bruyant

 

Nous avons constaté qu’un certain nombre de ces véhicules sont malheureusement non­ conformes et causent des nuisances sonores considérables. Nous souhaitons rappeler que les échappements du type, notamment, de la marque Akrapovic ne sont pas tous homologués.

Par ailleurs, certains utilisateurs des équipements homologués d’origine suppriment ensuite le réducteur de bruit. Des sites et des vidéos sont légion sur le net où est expliqué comment supprimer le dispositif « noise reduction », appelé aussi parfois « chicane », « silencieux » ou « DB-Killer ». Nous avons constaté par ailleurs que certains utilisateurs de véhicules ayant recours à ces pratiques se conduisaient de manière irresponsable sur la route et commettaient des incivilités.

Il existe donc un intérêt public évident à réprimer ces pratiques à Genève. Le TCS est engagé avec la police, depuis plusieurs années, dans la campagne publique visant à réduire les incivilités.

Nous rappelons à toutes fins utiles que les bases légales pour sanctionner les échappements et catalyseurs non conformes sont les articles 53 et 177 OETV (Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers), ainsi que l’art. 219 de la même loi qui prévoit que sont non conformes les composants prescrits en permanence et qu’est puni de l’amende, si aucune peine plus sévère n’est applicable, quiconque-modifie illicitement un véhicule, se fait complice d’un tel acte ou incite à le commettr

Brigitte Rosset

À Genève, c’est compliqué.

L’humoriste varie les moyens de transport selon les trajets qu’elle doit effectuer. Sa préférence pour le train tient au fait que c’est le seul où il est vraiment possible de faire autre chose que de se déplacer.

Comment vous déplacez-vous à Genève ?
On ne se déplace pas à Genève (elle rit)! Je jongle selon les besoins. J’habite route de Jussy, le bus qui m’amène au tram 12 est peu fréquent, alors souvent je vais en vélo, parfois à pied, jusqu’à l’arrêt. Je suis devenue fan du tram. Je n’utilise la voiture que quand je suis sûre de pouvoir passer de l’autre côté. Si je me rends à Lausanne, jamais je ne prends mon auto, c’est bien mieux en train. La voiture, c’est pratique, on met tout dedans, on a tout sous la main. Sauf qu’à Genève, c’est compliqué.

Pour une humoriste, y a-t-il quelque chose qui vous fait rire dans la gestion de la mobilité par les autorités?
C’est déjà toute une organisation pour mes trajets, alors la gestion de la mobilité, ce n’est pas tellement mon sujet. Si on me disait : «Brigitte, tu as pleins pouvoirs, vas-y!» je ne saurais pas quoi faire. J’espère juste que l’arrivée du CEVA va améliorer les choses, comme le métro l’a fait à Lausanne. Ah oui! Une chose me fait rire, c’est la sortie du parking de la gare de Cornavin. Ce n’est pas possible! On dirait qu’en séance, lorsqu’on l’a construit, personne n’en a jamais parlé. Et plus jamais depuis. Quand on en sort, on a toujours l’impression d’être faux, avec les bus, les voies de tram, les piétons, les cyclistes.

Il y a aussi des miracles. En arrivant avec le tram sous le passage couvert, il fallait descendre à l’opposé de l’entrée de la gare et attendre pour traverser. Depuis la fin décembre, c’est incroyable, les portes s’ouvrent du bon côté.

Et y a-t-il quelque chose qui vous énerve?
Je me prépare tellement psychologiquement pour aller quelque part que je ne m’énerve pas. Oui, bon, la sortie du parking de Cornavin est énervante. Sinon, je sais que cela ne sert à rien. Dans le trafic, même ceux qui roulent trop lentement, je m’en fiche. Je me concentre pour ne pas m’énerver, c’est une telle perte d’énergie. Au volant, le petit vélo dans ma tête démarre, je suis mes pensées, alors je ne stresse pas. En réalité c’est seulement ceux qui s’énervent qui m’énervent! Si c’est le cas, je fais exprès de ne pas les regarder.

La circulation, tant en voiture qu’en transports publics, en vélo ou à pied, révèle certains travers de la nature humaine: lesquels remarquez-vous?
Il y a tout de même un phénomène de grosse voiture, petite voiture. Les conducteurs des grosses estiment que vous DEVEZ les laisser passer. Il y a aussi l’attitude des personnes qui circulent avec des vélos électriques. Ils ont l’air tous très heureux! Ils se tiennent droits comme des i, à la manière de Jacques Tati. Mais ils me font un peu peur, car souvent ils vont très vite. Il y a une personnalité qui colle aux vélos électriques. Des dames accrochent des fleurs à leur petit panier, ont un équipement choisi. À l’opposé, il y a la tenue des hommes sur leur vélo de course. Il n’y a rien de moins sexy. Sur leur piste cyclable, à la route de Jussy, ils nous font bien comprendre qu’ils sont sur leur terrain de jeu sportif, à eux, ils font la circulation, nous sommes sur leur espace vital.

J’ai beaucoup de sympathie pour les chauffeurs de bus. Quand on leur adresse la parole, c’est le plus souvent pour les engueuler. Dans les bus scolaires, avec cent gamins qui hurlent, je n’ose pas imaginer leur calvaire.

Et l’avion ?
Je ne suis pas très rassurée. Je ne suis pas très technologique, un simple téléphone me fascine. Comment peut-on se parler ainsi à distance? Alors un avion, cette masse d’acier qui vole, cela me dépasse. En fait, mon moyen de transport préféré est le train. On y fait ce qu’on veut, tranquillement, sauf quand des personnes parlent fort. Selon ce qu’ils disent, je sors mon carnet de notes. Je suis effarée que dans un si petit pays, certaines personnes citent des noms, dans un wagon, comme si personne ne pouvait les connaître. S’il se raconte des bêtises, je les relève, c’est parfois drôle. J’aimerais assez faire un grand voyage en train, style Orient-Express. J’étais allée avec le Théâtre de Carouge de Moscou à Saint-Pétersbourg dans la flèche rouge, c’était une expérience. D’autant que dans certains lieux, on nous donnait des barres de fer pour nous barricader, à cause des Tchétchènes…


 

Une prime à l’élimination pour les moteurs diesel d’ancienne génération ?

A la suite du scandale du «diesel gate», les velléités politiques visant l’interdiction des moteurs diesel dans les villes sont nombreuses. L’argumentaire est souvent simpliste, car il suffit de prononcer les mots «santé publique», «particules fines» ou «dioxyde d’azote» pour déclencher des réactions de crainte.

 

En réalité, la Suisse a vu les émissions polluantes incriminées diminuer de manière spectaculaire au cours des vingt dernières années.

En moyenne annuelle, elle respecte désormais pleinement les normes annuelles fixées par l’Office fédéral de l’environnement (voir infographie). À Genève, en 2016, la valeur limite pour les particules fines (PM10) n’a été (légèrement) dépassée que sur la seule journée du 21 mars. Quant au dioxyde d’azote (NO2 ), les émissions n’ont jamais franchi la valeur limite durant l’année 2016. Vraiment pas de quoi fouetter un chat, donc. En revanche, force est de constater que, pris de manière individuelle, certains moteurs diesel, les plus anciens en l’occurrence, polluent nettement plus que les nouvelles générations. Plus vite les véhicules équipés de ces vieux propulseurs seront éliminés, meilleur sera le résultat environnemental.
C’est la raison pour laquelle le TCS Genève demande aux autorités d’offrir une prime à la mise hors circuit et au recyclage des voitures équipées d’anciens moteurs diesel. Une telle incitation permettrait en effet d’accélérer le rajeunissement du parc automobile et, partant, de faire de la question des émissions polluantes des voitures un non-sujet.

 

Dioxyde d’azote en Suisse

dioxyde azote suisse 1991
dioxyde azote suisse 1991

Particules fines en Suisse 

particules fines suisse 1998
particules fines suisse 2016