L’origine du permis de conduire

Si l’obtention de ce petit bout de plastique format carte de crédit peut prendre en Suisse des allures de vrai casse-tête chinois, savez-vous pourquoi, où et comment le permis de conduire a vu le jour ?

BENZ… ALORS !
Tout commence en Allemagne en 1888, au coeur de la région du Bade-Wurtemberg, autour du célèbre Carl Benz, inventeur de l’automobile. Ou plutôt grâce à son épouse Bertha ! Peu farouche, la jeune femme décide d’entamer le premier trajet automobile sur plus de 100 km entre Mannheim et Pforzheim, au volant du Motorwagen conçu par son génie de mari. Vitesse moyenne observée ? 15 km/h ! Arrêts obligés ? Hyper fréquents, ce Motorwagen troisième génération n’étant pas encore tout à fait au point (et faisant un bruit pas possible)… Il n’empêche que les autorités du Grand-Duché de Bade délivrent alors au propriétaire de ce véhicule à moteur une autorisation écrite pour circuler librement. L’ancêtre du permis de conduire était né !

TEST DE CONDUITE ET PERMIS SE PROPAGENT EN EUROPE
Dès l’année suivante, le Royaume-Uni, la France et la Prusse officialisent le test de conduite obligatoire, tandis qu’à Paris, le certificat de capacité mobilise tous les hommes de plus de 21 ans désirant circuler dans la capitale. En Suisse, c’est d’abord le premier Salon international de l’automobile de 1924 qui défraie la chronique. Il faut attendre 1948 pour que la Confédération décide de généraliser l’examen du permis de conduire avec l’obligation de passer un test oral et pratique. Depuis lors, des kilomètres et des kilomètres ont été franchis sur les routes suisses, et le permis de conduire a changé un peu, beaucoup, passionnément…

Catherine Delaby


Son permis de conduire en 10 étapes

Avoir son permis de conduire, c’est le début de l’autonomie. Cela implique une certaine responsabilité, alors gérons nous même les différentes phases.

  1. S’inscrire à un cours de sauveteurs (les premiers secours) et le suivre, vous recevrez à la fin du cours une attestation (valable 6 ans). Il n’y a pas d’âge limite pour ce cours.
  2. Passer un examen de la vue (valable 24 mois) par un opticien ou un médecin agréé.
  3. Remplir le formulaire de demande de permis d’élève conducteur genevois.
  4. Être en possession d’une carte d’identité pour les genevois ou permis d’établissement pour les étrangers.
  5. 1 photo «passeport», couleurs, de face, nu-tête.
  6. S’inscrire personnellement au Service cantonal des véhicules (Ouvert du lundi au vendredi de 7h30 à 16h) pour l’examen de théorie et le réussir. L’âge requis est au minimum 18 ans révolus. …Une fois ton permis d’élève conducteur en main, tu peux te préparer à l’examen pratique.
  7. Suivre un cours de théorie de la circulation (cours de sensibilisation).
  8. Leçons de conduite. Des leçons avec un moniteur professionnel sont vivement recommandées par le TCS. Le mieux est d’en faire , dès le début, quelques unes, avec le moniteur afin qu’il t’enseigne les bons réflexes à avoir au volant. Tu pourras mettre en pratique cette base avec ton accompagnateur/trice. Un accompagnateur/trice non professionnel doit avoir atteint l’âge de 23 ans et être titulaire d’un permis de conduire définitif de la catégorie du véhicule depuis au moins 3 ans.
  9. S’inscrire à l’examen pratique de la conduite au Service cantonal des véhicules. … ton examen réussi tu recevras un permis de conduire à l’essai..
  10.  Cours 2 phases.Pendant ces 3 ans, tu es tenu de participer à 2 jours de cours auprès d’un organisateur agréé pour la formation en deux phases. Avec la participation aux deux jours de cours et sans incidents de trafic, le permis définitif peut être demandé après la période probatoire (3 ans).

Formation à la conduite

DES MESURES SUR-MESURE
Le TCS soutient la conduite anticipée. Dès l’âge de 17 ans, il serait donc possible de demander le permis d’élève conducteur et de commencer les cours de conduite accompagnée. Il est également envisagé que le temps maximum entre le cours de perfectionnement obligatoire (cours 2 phases) et la réussite de l’examen pratique passe de 3 ans à 6 mois. L’accès direct à la conduite de motos (+125 cm3) serait supprimé. La Suisse se calquerait donc sur le processus européen.

NON AUX MESURES COMPLIQUÉES
En revanche, nous rejetons les idées suivantes :

  • les 2h de cours obligatoire pour faire des exercices de freinage et de conduite écologique. Ces heures séparées des autres n’ont pas de sens et engendreraient de plus un surcoût astronomique. D’autant plus que la conduite dite «écologique» comme les freinages font partie des apprentissages couramment dispensés.
  • l’exigence d’attester d’une expérience de conduite accompagnée de douze mois pour les jeunes de moins de 25 ans avant l’examen pratique.
  • l’autorisation de conduire une voiture à boîte manuelle laissée aux personnes ayant passé l’examen pratique avec un véhicule à boîte automatique.

Autant dire que le sujet est chaud et qu’il n’a pas fini de faire couler de l’encre… Et vous qu’en pensez-vous ?


Les Cours Juniors

Simulation d’un accident avec un cycliste. C’est notre commission Sécurité et Prévention qui est l’initiatrice de ce cours.

Le vendredi 27 octobre s’est terminé le dernier Cours juniors de l’année 2017. 35 jeunes se sont préparés notamment à l’examen théorique qu’ils passeront le mercredi 1er novembre au Service cantonal des véhicules.

Le Cours juniors permet aux jeunes de 16 à 21 ans de se préparer intensivement à l’examen théorique, tout en apprenant des bases de la conduite et comment se comporter dans certaines situations.