Cyclotourisme : les infrastructures sont-elles à la hauteur ?

Depuis le début de la pandémie, le cyclotourisme continue de faire de plus en plus de nouveaux adeptes. Mais les infrastructures sont-elles réellement adaptées à son usage quotidien ? Selon plusieurs associations, on pourrait mieux faire ! Décryptage.

La saison printanière démarre sur les chapeaux de roues pour les cyclistes ! Une pétition a d’ores et déjà été adressée aux CFF afin d’aménager davantage d’espace pour les vélos dans les trains, mais également pour demander la suppression des réservations obligatoires dans les Intercity. Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale et vice-présidente de l’association Pro Vélo Suisse, fait part de son mécontentement.

En effet, depuis le 21 mars il est désormais nécessaire d’effectuer une réservation sur le site web ou sur l’application des CFF afin de pouvoir embarquer à bord des trains grandes lignes avec son vélo. Cette mesure suscite l’indignation des cyclistes et des associations de défense. Et selon Delphine Klopfenstein Broggini, cette règle pourrait également décourager bon nombre de cyclistes. « Cela fait plus de vingt ans que Pro Vélo demande aux CFF une meilleure cohabitation avec les cyclistes » souligne-t-elle, « et la réponse donnée aujourd’hui est un pas en arrière« .

De l’autre côté, la compagnie ferroviaire réfute l’idée que ces mesures servent à dissuader les cyclistes. L’objectif est simplement de mieux rationnaliser et fiabiliser l’expérience de transport pour tous les passagers.

D’autres points sont également abordés dans cette pétition, notamment une billetterie plus simple, une meilleure information à la clientèle ou encore davantage d’espaces modulables à bord. Car aujourd’hui prendre le train avec un vélo « relève du parcours du combattant » affirme la vice-présidente. Outre le billet passager, il faut également acheter une carte journalière pour le vélo et à ceci s’ajoute donc la réservation, également payante. « Trois prix pour un voyage » résume-t-elle.

En attendant un retour sur cette pétition, la conseillère continuera à développer et promouvoir l’utilisation du vélo, notamment les vélos en libre service (VLS), la combinaison train et vélo, ou encore l’aménagement du territoire afin d’accueillir les cyclistes en toute sécurité.

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Bien choisir son vélo électrique

Depuis quelques années la cote des vélos électriques ne fait que grimper. On dénombre aujourd’hui pas moins de 170 millions d’unités vendues à travers le monde. L’offre se développe à vitesse grand V et il devient parfois difficile pour le consommateur de s’y retrouver et de faire un choix. Quels sont les points importants à vérifier lors de l’achat ? Philippe Ravn, patron d’un magasin de vélos à Genève et membre de Pro Vélo, nous donne ses conseils.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les vélos électriques existaient déjà il y a plus de trente ans ! Naturellement, la capacité des batteries, la puissance des moteurs et l’efficacité des freins ont grandement évolués. Car de nos jours on déplace énormément de choses à vélo et sur de plus longues distances.

Différentes catégories

Il existe aujourd’hui différentes catégories de vélos électriques. On peut cependant déjà les classer en deux grands groupes :

Les vélos « lents » (jusqu’à 25km/h) » :

  • Port du casque facultatif (mais vivement recommandé)
  • Possibilité de rouler dès 16 ans sans permis ou dès 14 ans avec un permis de vélomoteur

Les vélos « rapides » (plus de 25 km/h) :

  • Plaque jaune obligatoire (comme un vélomoteur)
  • Port du casque obligatoire
  • Rétroviseur obligatoire (au moins du côté gauche)

D’une manière générale, les vélos « lents » sont recommandés à celles et ceux qui auraient des enfants à déplacer et/ou des trajets à effectuer d’environ 5-6 kilomètres. A contrario, les vélos « rapides » sont conseillés à celles et ceux qui effectuent des trajets de plus de 15 kilomètres.

Concernant l’effort nécessaire à fournir, il est ajustable sur la grande majorité des vélos électriques. Différents niveaux d’assistance sont proposés et vous permettent notamment de choisir entre muscler vos mollets ou simplement arriver au bureau sans une goutte de sueur.

Le prix

Le prix moyen d’un vélo électrique « lent » (<25 km/h) de bonne qualité est d’environ CHF 2’500.-. Pour un modèle « rapide » (>25 km/h), il faut compter environ CHF 4’000-4’500.-, voire davantage si l’on souhaite du très haut de gamme.

Recommandations

Il est vivement conseillé d’essayer le vélo avant de l’acheter. Car tous possèdent des attributs différents et la maniabilité peut passablement varier d’un modèle à un autre. Il faut également prendre en considération l’emplacement de la batterie, car celle-ci peut grandement influer sur le centre de gravité en cas de transport d’enfants ou de marchandises. La taille du vélo et son utilisation doivent également être pris en compte minutieusement afin d’éviter toute déception quelques mois après l’achat. Par ailleurs, nous vous recommandons vivement de suivre les cours e-bike du Touring Club Suisse afin de vous donner toutes les clés pour connaître les finesses de la conduite à vélo électrique et ainsi savoir gérer efficacement sa puissance et éviter les pièges de la vitesse.

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Reprendre sa moto après l’hiver

Quelles sont les bonnes pratiques afin de reprendre sa moto dans les meilleures conditions après l’avoir laissée dormir durant toute la saison hivernale ? Jean-Pierre Knoblauch, responsable de la sécurité routière et instructeur au TCS, nous donne ses conseils.

Après plusieurs mois sans l’avoir faite rouler, il est impératif de contrôler plusieurs éléments de sa moto. A savoir :

  • La batterie : vérifiez si votre moto démarre normalement via le starter. Si ce n’est pas le cas, la batterie doit sans doute être rechargée voire remplacée. N’hésitez pas à contacter l’assistance TCS (0800 140 140) si vous ne pouvez ou ne savez pas le faire vous-même.
  • Les pneus : ils doivent être en bon état et ne pas être trop vieux. Des pneus trop anciens durcissent et tiennent moins la route. Le profil doit également être contrôlé avec beaucoup d’attention. En effet, des pneus trop lisses peuvent être très dangereux et même être illégaux si leur profil est de moins de 1.6mm.
  • Les niveaux : contrôler les niveaux des liquides de frein et de refroidissement car ces derniers pourraient avoir couler à cause d’un joint qui aurait, par exemple, séché.
  • Le système d’éclairage : point également primordial car l’on sait qu’en moto il est essentiel d’être vu. Bien penser à vérifier les phares avant et arrière (aussi lorsque l’on actionne les freins), les clignotants ainsi que l’éclairage de la plaque d’immatriculation.
  • Le motard (vous !) : se remettre selle tranquillement afin de reprendre les bonnes habitudes. Par exemple faire quelques manœuvres dans un parking avant se relancer dans le trafic, tester ses freins et les différentes options de votre moto. N’hésitez pas à éventuellement prendre un cours de perfectionnement si vous ne vous sentez plus très à l’aise sur votre deux-roues.

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L’utilisation commerciale des drones

Accessibles au grand public depuis peu mais rapidement devenus très abordables, les drones continuent de faire parler d’eux dans les médias et sur les réseaux sociaux. Désormais ce sont les entreprises qui s’y intéressent de très près.

Déjà utilisé depuis de nombreuses années par les professionnels des milieux cinématographiques, le drone était encore un appareil hors de prix pour le commun des mortels il y a peu. Aujourd’hui démocratisé, il est possible d’acquérir un modèle d’entrée de gamme sous la barre des CHF 100.-.

Les vidéos sur YouTube se multiplient chaque jour et chacun est libre de s’adonner à cette pratique quand il le souhaite et ceci, partout où cela n’est pas expressément interdit (aux abords des aéroports par exemple).

Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui rêvent de mettre à profit ces engins avec une vision plus « futuriste » de leur utilisation. On pense notamment à Amazon qui effectue de nombreux essais afin d’arriver à terme, si les contraintes le permettent, à la livraison de colis par le biais de ces drones.

La Poste Suisse a également effectué plusieurs tests en Suisse alémanique, dont les résultats ne sont malheureusement pour l’heure, pas très concluants. En effet, l’un de ces tests consistait à effectuer des vols autonomes entre deux hôpitaux, c’est-à-dire sur même trajet prédéfini, mais plusieurs drones ont terminé leur course dans le lac ou dans la forêt.

On peut également s’imaginer un monde où des milliers de drones transportant de la nourriture ou des vêtements et que l’un d’eux tombe, ce seraient plusieurs kilos qui pourraient grièvement blesser voire tuer un passant qui se trouverait en-dessous.

Au-delà de leur utilisation pour la prise d’images, les drones sont notamment utilisés par les agriculteurs afin de répandre un produit spécifique dans une zone précise (un arbre malade par exemple), par les ingénieurs dont les drones sont équipés de caméras infrarouges, ou encore par les sociétés de surveillance afin de protéger un site sensible.

Et pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans le pilotage de drones, le TCS propose des cours de drone, aussi bien pour les débutants que pour les plus expérimentés.

Cours de drones au Touring Club Suisse

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Tourner à droite au feu rouge pour les vélos

Il s’agit de l’une des nouvelles dispositions sur la circulation en 2021, les vélos et cyclomoteurs peuvent désormais tourner à droite au feu rouge, sous certaines conditions.

Déjà en vigueur dans de nombreux pays et testée à Bâle durant trois ans, l’autorisation de tourner à droite lorsque le feu est rouge a déjà fait ses preuves. Cette nouvelle règle a notamment permis d’améliorer la fluidité du trafic sur les pistes cyclables, mais également sur les voies des véhicules motorisés, dont le démarrage au feu vert n’est alors plus gêné par les cyclistes.

Dans la pratique, le feu rouge se transforme alors en « céder le passage ». Cependant, cela est possible uniquement si le panneau noir avec un vélo jaune (voir image ci-dessous) est présent. Il faut donc rester attentif à cet indicateur car il n’est pas apposé sur tous les carrefours. S’il n’y pas de panneau, il faut alors respecter les règle de base en vigueur.

Panneau d’ « autorisation de tourner à droite au feu rouge »

Egalement avec pour objectif d’améliorer davantage la sécurité des cyclistes, il est maintenant possible de tracer un « SAS » par terre qui leur est dédié, même lorsqu’il n’y a pas de piste cyclable. Le « SAS » est par ailleurs obligatoire pour être autorisé à tourner à droite au feu rouge. Ce dispositif permet aussi de sécuriser les vélos afin qu’ils ne se retrouvent pas bloqués sur la droite lorsque les voitures démarrent.

L’objectif aujourd’hui est de donner des espaces propres aux différents modes de transport afin d’augmenter la sécurité et éviter les conflits en donnant un espace à chacun.

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Carrefours (Radio Lac) : Tourner à droite au feu rouges pour les vélos

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