Les entreprises attendent des mesures concrètes. Blaise Matthey

Blaise Matthey, directeur de la Fédération des Entreprises Romandes (FER), nous répond à propos de la mobilité à Genève, en particulier du point de vue des entreprises.

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Quelle est l’ambiance générale des entreprises membres de la FER à propos de la mobilité à Genève?

La mobilité reste un dossier clé des conditions-cadres nécessaires au bon fonctionnement de l’économie. Or, se déplacer à Genève est souvent très difficile, pour ne pas dire plus. Le temps perdu dans les ralentissements et dans les embouteillages pénalise les membres de la FER Genève. Ce dernier augmente, ce qui est source de préoccupation pour les membres de notre Fédération qui n’hésitent pas à s’en plaindre auprès de nous.

Nous espérons que le nouveau conseiller d’État pourra répondre avec son administration aux attentes des entreprises en matière de mobilité durant la législature qui vient de commencer. Il s’agit d’achever le catalogue de mesures susceptibles d’améliorer le fonctionnement des entreprises. Le dialogue a été bon par le passé, même s’il y a eu des divergences sur certaines mesures proposées (cf. ci-dessous).

Quels sont les aménagements qui sont perçus comme positifs, et négatifs?

Je me permets de vous transmettre les remarques sous forme de liste, en vrac et de manière non exhaustive:

Positif

  • Tout aménagement piétonnier de qualité intégrant un stationnement à proximité. A ce sujet, nous espérons que le projet Clé de Rive puisse se concrétiser. Il serait sans doute possible d’aller plus loin en ayant un plan piétonnier cohérent. Nous en avons étudié les contours.
  • Le développement des lignes de tram pour autant qu’elles soient en site propre. Le tram en direction du Grand-Saconnex est attendu par les milieux économiques en complément de la route des Nations en cours de réalisation.
  • Le retour de certaines ondes vertes destinées à améliorer la fluidité et à minimiser les stop-and-go.
  • La réalisation de la route des Nations et le futur élargissement de l’autoroute entre le Vengeron et l’aéroport avec le réaménagement de la jonction du Grand-Saconnex.
  • La demi-jonction de Vernier-Canada et le barreau de Montfleury qui lui est lié, notamment pour soulager le tunnel de Vernier.
  • Le barreau Nord en lien avec le développement de Bernex-Nord.

Négatif

  • Le stationnement anarchique des deux-roues motorisés ou non par faute d’aménagements adéquats et par manque de contrôle.
  • Le fonctionnement actuel des douanes allant de celle de Bardonnex aux postes non contrôlés. Il faut noter que nous avons eu avec les milieux du commerce et les autorités cantonales un dialogue constructif avec le conseiller fédéral Ueli Maurer. Il restera à voir si cela se traduit par une plus grande efficacité et une nouvelle allocation des moyens. La concentration des opérations de dédouanement à Bardonnex peut conduire à une augmentation de sa congestion. Il est donc indispensable que l’application mobile «quickzoll» contribue à améliorer la fluidité pour le transport professionnel.
  • L’aménagement de certaines interfaces de transport: gare routière, gare de Cornavin, place Bel-Air… qu’en sera-t-il de la gare des Eaux-Vives?
  • Un manque de lisibilité de certains aménagements en faveur de la locomotion douce, par ex. contresens cyclables ou secteur des Quais et du pont du Mont-Blanc, en attendant la réalisation de la passerelle piétonne qui tarde beaucoup trop.

Au-delà de la circulation, comment la collaboration avec les autorités cantonales et communales se passe-t-elle?

Notre Fédération a plutôt des contacts avec l’Administration cantonale, en particulier avec la Direction générale des transports (DGT), qu’avec les administrations communales, si ce n’est parfois avec les communes de la couronne urbaine et la Ville de Genève en particulier.

Nous sommes entendus si ce n’est écoutés. Nos échanges sont réguliers, y compris avec le conseiller d’État en charge de la mobilité.

Quoi qu’il en soit, les administrations se tiennent le plus souvent à notre disposition de telle manière à ce que nous puissions informer nos membres sur les dossiers pouvant les impacter en termes de mobilité.

Nous siégeons au sein du Conseil des déplacements (CODEP).

Quelles sont les demandes des entreprises par rapport à ce sujet?

Elles concernent principalement le stationnement des véhicules professionnels et l’accessibilité des visiteurs aux différents pôles d’activité du Grand Genève. Les gênes subies par les chantiers en font également partie, même s’il s’agit d’une problématique plus ponctuelle.

La question des travaux et de leur planification est-elle un problème?

Elle a toujours été problématique, souvent par faute de coordination entre les différentes parties prenantes (Ville, Canton, SIG, Swisscom, etc.). La rive droite dans le secteur des organisations internationales et de l’aéroport, avec tous les chantiers qui vont l’affecter ces temps prochains, nous préoccupe grandement. Nous espérons que tout a été mis en place pour impacter le moins possible le déplacement des usagers dans ce secteur clé du Grand Genève, notamment pour ce qui concerne la zone de l’aéroport (fret et passagers), sans oublier l’accès aux principales zones industrielles avoisinantes capitales pour l’économie locale. Nous suivons ce dossier de près.

 Sur le plan individuel, comment vous déplacez-vous? Est-ce que vous variez les moyens de transport?

Je suis multimodal. Pour me rendre à mon bureau, en ville et à la proche périphérie, je circule en vélo électrique ou à pied. En TPG, lorsque le temps ou le lieu à atteindre ne le permettent pas. Pour les moyennes distances ou pour l’étranger, en voiture, en train, en bus ou tram et en avion. Sur le territoire national, principalement, mais pas exclusivement, en train et ensuite avec les transports publics locaux ou en taxi. Je n’aime pas perdre du temps dans les transports, raison pour laquelle ma préférence va au moyen le plus efficace.

L’accent mis sur la mobilité douce vous paraît-il approprié?

Là où l’on peut y avoir recours facilement, oui, bien entendu. En revanche, si c’est sans nuance face aux possibilités de transport existantes, pas vraiment. Je crois surtout à l’optimisation de la chaîne de transport qui doit prendre en compte l’ensemble des moyens à disposition. C’est ce que nous avons fait à la FER Genève avec notre plan mobilité il y a plusieurs années.

Oui aussi, parce que c’est précisément un moyen d’améliorer la circulation du transport professionnel et collectif, et que c’est bon pour sa santé et que cela contribue à protéger l’environnement.

Je soutiens les projets d’infrastructures en cours de développement, mais déplore qu’au centre-ville la coordination entre les services municipaux et cantonaux ne soit de loin pas optimale. Le réseau s’est beaucoup amélioré ces dernières années, mais on reste parfois pantois devant certains aménagements refaits, qui auraient pu encore améliorer la position des adeptes de la mobilité douce. Je mesure combien il est délicat de concilier tous les intérêts, mais je crois que la complémentarité doit demeurer le principe de base et doit permettre une modulation selon les zones. C’est d’ailleurs ce qu’a exprimé le peuple genevois lors de son vote sur la mobilité.

Non, en matière de comportement des nombreux usagers de deux roues, y compris ceux de la mobilité douce, qui ignorent trop souvent la LCR et constituent une source de danger pour le trafic individuel motorisé et non motorisé, piétons compris, et le trafic professionnel. Je suis un de ces utilisateurs de la mobilité douce et je vois quotidiennement ce qui se passe. J’ai le sentiment que le fait d’être en deux-roues, quel qu’il soit, signifie pour certains un droit à l’irrespect. Et c’est ce qui manque sans doute le plus pour arriver à améliorer la circulation dans les points sensibles.

Quels sont les autres sujets qui vous occupent?

J’ajoute que nous allons continuer de suivre avec attention l’application de la loi pour une mobilité équilibrée et cohérente, en particulier le catalogue des cent mesures annoncées, le planning et le financement à mettre en place pour la traversée du lac, projet que nous avons avec d’autres organisations, dont le TCS, ressuscité il y a quelques années en démontrant qu’il est réalisable et finançable. Nous soutiendrons l’élargissement de l’autoroute de contournement et la desserte de Genève Sud, à mettre en parallèle avec un éventuel usage payant de l’autoroute du pied du Salève,

ainsi que l’ensemble des mesures des 3e (en cours) et 4e  étapes (en devenir) du programme en faveur du trafic d’agglomération, sans oublier la concrétisation des projets validés lors des 1re et 2e étapes

Nous demeurons très intéressés et ouverts sur la mobilité du futur pour faire face aux besoins des usagers et selon une société 4.0: modes lacustres, télécabines, véhicules autonomes, etc.

Propos recueillis par Gil Egger

Source photographie : HRtoday.ch


A lire également :

Jeûne genevois au Tessin

Chaque année, le comité d’organisation « Tourisme et loisirs » organise une escapade pendant la période du Jeûne genevois. Cette année, nous sommes allés au Malcantone, région tessinoise connue pour ses châtaignes et son paysage vallonné.

Pendant 4 jours, notre voyage a été marqué par la découverte de différents lieux :

  1. Jeudi 6 septembre : visite du village de Gondo, passage par le Centovalli et arrivée à Miglieglia
  2. Vendredi 7 septembre : journée sur le thème des châtaignes
  3. Samedi 8 septembre : montée au Monte Lema
  4. Dimanche 9 septembre : bateau jusqu’au Cannobio

 


Les vélos-cargos en libre-service déboulent à Genève

Genève est désormais au diapason des 40 autres villes, car aujourd’hui, le canton a inauguré l’un des plus grands réseaux de partage de vélos-cargos électriques de Suisse.

Notre cargovélo s’appelle Gustave!

Mis sur pied par l’Académie de la mobilité du TCS et le fonds de soutien Engagement Migros, carvelo2go propose un réseau de location de vélos-cargos électriques fonctionnant de manière analogue au partage de voitures Mobility. Soutenue par le programme SuisseEnergie, l’offre carvelo2go a déjà séduit 40 villes, dont Bâle, Berne, Fribourg, Lausanne, Neuchâtel, Vevey et Zurich.
«Les vélos-cargos électriques facilitent la mobilité quotidienne, ménagent les ressources et le climat et font la joie des utilisateurs et utilisatrices, surtout quand ils sont partagés», voici comment Dr Jörg Beckmann, directeur de l’Académie de la mobilité s’explique le succès de l’offre.

Les villes de Genève et de Carouge offrent cette possibilité à leurs habitants en mettant à leur disposition 12 vélos-cargos électriques. 8 autres seront mis en service d’ici au printemps 2019. Au total, la flotte genevoise comprendra donc 20 vélos-cargos électriques.
Au niveau technique, cette flotte sera entretenue par l’organisation «Genèveroule», qui participe au réseau d’hôtes avec ses stations Montbrillant et Terrassière, ainsi que par le magasin de cycles «Bikes2fold». La Ville de Genève soutient financièrement la mise en oeuvre de l’offre à travers son programme d’innovation sociétale «G’innove». Pour Sandrine Salerno, conseillère administrative, «ce projet, en plus d’être innovant, s’inscrit parfaitement dans la politique de la Ville en matière de développement durable. Il offre une alternative écologique à la voiture, profite aux entreprises locales partenaires et permet de réduire les nuisances sonores comme atmosphériques  ».

Une solution de rechange pour nos déplacements
Ces vélos spéciaux ont la particularité, en plus d’être électriques, d’être équipés à l’avant d’un grand box où l’on peut transporter une belle quantité de marchandises ou alors spécialement conçu pour emmener nos chères petites têtes blondes.
Particulièrement adaptés à la topographie de notre pays, ces vélos-cargos apportent une aide aux acteurs économiques et améliorent leur mobilité et leur accessibilité. Ils constituent également une alternative judicieuse au trafic individuel motorisé.
Les entreprises et les particuliers ont déjà largement adopté ce nouveau moyen de locomotion.

Engouement en Suisse et à l’étranger
À l’étranger, DHL utilise ces vélos-cargos dans les villes aux Pays-Bas pour livrer à sa clientèle. En Autriche, les livreurs de repas de la ville de Vienne sont en moyenne 20% plus rapides qu’en voiture, et l’image de marque sympathique de l’engin leur apporte un surcroît de commandes de 4%.
En Suisse, l’engouement est aussi spectaculaire. La Poste, par exemple, est devenue sponsor de ce programme, car «la durabilité fait partie intégrante de la culture d’entreprise et de la démarche de gestion de la Poste», explique Oliver Flueler, porte-parole du géant jaune. «Le concept Carvelo2Go a intéressé Manor à Lausanne», indique Emilie Mathys, PR et Media Officer, car «il représente une solution supplémentaire offerte à nos clients pour transporter leurs courses, et qui plus est, c’est écologique et pratique». «Les déplacements en vélo-cargo sont devenus une habitude agréable et même une grande joie quotidienne pour nos enfants», souligne Simone Sauter, mère de famille et spécialiste en communication à Köniz. «Le vélo-cargo est génial pour ma profession», lance Sabina Fankhauser, créatrice culturelle à Zurich. Le Café des Artisans a été séduit par l’initiative. Ignazio, l’un des tenanciers, insiste sur «le fait que les cuisiniers peuvent l’utiliser pour aller faire quelques courses». Carvelo2go, qui s’est implanté au mois de mai à Bellinzone (Tessin), comptera, d’ici à la fin 2018, 220 sites dans 18 cantons. Ce qui lui permet ainsi de consolider sa position de leader mondial des plateformes de partage de vélos-cargos électriques.

En pratique
Après s’être enregistrés sur la plateforme carvelo2go.ch ou sur l’appli, les utilisateurs peuvent réserver leur vélocargo à un tarif horaire avantageux.
Les vélos-cargos sont stationnés à proximité d’établissements locaux jouant le rôle d’hôtes et remettant les clés et les batteries aux utilisateurs. Ces établissements bénéficient en contrepartie d’une utilisation gratuite des vélos-cargos pour satisfaire leurs propres besoins de transport et deviennent ainsi de véritables ambassadeurs du service dans leur quartier.
Les utilisateurs peuvent opter pour l’abonnement demi-tarif, qui leur permettra de faire de belles économies. Les membres du TCS bénéficient par ailleurs d’un rabais de 50% sur leurs réservations (tarifs).


Pourquoi voter OUI à un réseau national coordonné de pistes cyclables ?

Parlons votation. Nous en avons une, tout bientôt, le 23 septembre pour être exact. Le Conseil fédéral soumet trois objets dont un qui nous intéresse particulièrement :

Arrêté fédéral du 13 mars 2018 concernant les voies cyclables et les chemins et sentiers pédestres (contre-projet direct à l’initiative populaire «Pour la promotion des voies cyclables et des chemins et sentiers pédestres [initiative vélo]») (FF 2018 1461)

piste cyclable

Le Touring Club Suisse est clairement favorable à cette proposition de l’exécutif. Voici pourquoi nous voterons OUI:

  1. Pour la complémentarité des modes de transport. Cet arrêté fédéral complètera l’actuel article 88 de la Constitution fédérale par la définition du cadre légal de la mobilité cycliste. Cette votation s’inscrit dans une optique de mise en pratique du principe de complémentarité des différents modes de transport, étant entendu que la mobilité douce participe directement à cette multimodalité, en particulier dans les grands centres urbains.
  2. Pour une harmonisation globale. Sans remettre en cause les compétences régionales et locales, la Confédération fixera ainsi un cadre général, dans un souci d’harmonisation et de coordination minimales. La réglementation détaillée et l’exécution demeureront par contre du ressort des cantons et des communes.
  3. Pour une continuité de soutien à la mobilité douce. Rappelons que depuis 2008, la mobilité douce reçoit des contributions fédérales dans le cadre des programmes d’agglomération. Et depuis l’entrée en vigueur du FORTA (Fonds routier et pour le trafic d’agglomération) au début 2018, les cofinancements pour la promotion de la mobilité cycliste ont été clairement renforcés.
  4. Intérêt pour les automobilistes et les piétons. Cette votation revêt également un double intérêt pour les automobilistes et les utilisateurs des transports publics: la séparation des flux de trafic offre en effet un potentiel d’augmentation des capacités des différents modes de transport ainsi qu’une meilleure fluidité. De plus, le report des cyclistes roulant actuellement sur des voies principales non aménagées vers des voies secondaires à plus faible trafic, équipées quant à elles de voies aménagées, permettra à la fois d’apaiser les relations entre usagers et la sécurité de ceux-ci.

Les différents modes de transports doivent être considérés comme des composants d’un système global; il est indispensable de les développer dans un esprit de complémentarité et non pas de les opposer.

Un OUI franc et massif de la population helvétique permettra de valider cette logique.


Source image tdg.ch

Événements autour du vélo

Autres articles

 

Sortie à moto dans le Val d’Anniviers

C’était une belle sortie de 450 km sans difficulté majeure sur de belles routes goudronnées de montagne. En voici le récit.

A 7:30, nous partons du Centre technique TCS à Meyrin pour nous rendre à Chamonix. Le groupe fait une première halte pour un café croissant au restaurant du Col de la Forclaz.

De nombreux virages nous plongent, ensuite, dans la vallée du Rhône. Nous empruntons l’autoroute de Martigny jusqu’à Sierre où les réservoirs assoiffés de nos motos nous obligent à un arrêt avant « d’attaquer » les nombreux lacets qui montent vers le Val d’Anniviers.

Quelle est belle la traversée de ces petits villages typiques comme Ayer! Notre point de ravitaillement se situe à l’Hôtel-Restaurant de Moiry à Grimentz. Un succulent repas nous y est servi pour nous aider à la montée vers le Barrage de Moiry; route pendue et sinueuse qui débouche sur la couronne de barrage. On prend la route à gauche de la sortie du tunnel qui nous conduit au pied du glacier à 2340 mètres.

Nous retournons au barrage pour nous désaltérer à la buvette de Moiry où nous pouvions jouir d’une vue magnifique.

Mais, il est déjà l’heure de penser à redescendre dans la vallée. Pour varier les routes, nous suivons la rive gauche de la Navizence en passant par Saint-Jean, Pinsec, Vercorin, Loye pour rejoindre la vallée à Grône.

Nous empruntons la petite des berges du Rhône côté gauche jusqu’à Riddes. Après un petit arrêt pour remplir les motos les plus assoiffées nous partons direction Monthey. Un nouvel arrêt est nécessaire pour faire le plein des autres motos avant d’attaquer la montée vers la station de Châtel. On prend la direction de Thonon en descendant la magnifique vallée d’Abondance. Pour éviter la longue file de voitures qui roulent en direction de Genève, nous bifurquons sur Yvoire puis Vésenaz par la route du lac.

A 18 heures, nous voilà au Centre technique TCS les yeux remplis de beaux paysages. Le rendez-vous est pris pour la sortie d’automne.

Nombre de participants : 22 personnes.

La sortie en images :


Randonnée au Col de Cou

Les genevois savent aussi s’échapper de la ville pour découvrir d’autres coins de notre beau pays. Ainsi, nous nous sommes rendu à Champéry.

Après une petite montée en téléphérique, voilà que a débuté notre randonnée. Nous avons traversé le domaine skiable des Crosets en passant sous le mythique télésiège du Pas de Chavanette. Nous avons atteint le Col de Cou à près de 2000 m d’altitude pile sur la frontière Franco-Suisse.

Un bon repas nous attendait à la Cantine de Barmaz. Il fallait reprendre des forces pour la descente vers le bus qui nous attendait.

Voici les images de cette belle journée…


Autoroutes allemandes no limite (de vitesse)

Qui n’a jamais rêvé de dépasser des records de vitesse sur le bitume des autoroutes allemandes ? Célèbre tant pour la taille imposante de ses berlines que son niveau de sécurité légendaire, l’Allemagne fait figure d’outsider en matière de limitations de vitesse. Fantasme, mythe ou réalité ?

Si l’Allemagne peut se vanter d’occuper la première place dans beaucoup de domaines, c’est particulièrement vrai en matière de réseaux routiers. Le pays possède l’un des réseaux d’autoroutes les plus denses et les plus sûrs du monde, dont environ 66% sans limitation de vitesse. Si certaines affichent une limitation à 120 km/h comme en Suisse, notamment en raison de la lutte contre le bruit, une minorité se voit dotée de limitations temporaires, en rapport avec les conditions de météo et de circulation (travaux, objets sur la chaussée, accidents…).

autoroute allemande.png2DES AUTOROUTES AU TOP
Contrairement à certaines autoroutes peu ou mal entretenues en Europe, les autoroutes allemandes bénéficient d’une exceptionnelle politique d’entretien. Elles sont aussi agencées de manière différente, offrant souvent non pas deux, mais trois voies de circulation. Un détail qui fait la différence avec nos autoroutes en grande partie à double voie. Même s’il n’est pas systématique dans toute l’Allemagne, ce tracé autoroutier entraîne en effet un comportement variable selon que l’on se trouve au volant d’un poids-lourd, d’une voiture familiale, d’une moto ou d’un coupé sport.

SUR LES AUTOROUTES ALLEMANDES, UNE CONDUITE À TROIS VITESSES
La voie de droite reste l’apanage des camions et véhicules lents, contraints de respecter dans tous les cas 90 ou 100 km/h. La voie du milieu accueille quant à elle les voitures roulant dans les 130 km/h. Sur la voie de gauche circulent les amateurs de grande vitesse. Avec un plaisir quasi illimité…

UNE VITESSE SOUS CONTRÔLE
Depuis 1978, la vitesse recommandée par les autorités allemandes est de 130 km/h. Selon les statistiques, plus de 50% de la population autochtone roulerait dans ces limites recommandées. Les amateurs de vitesse pointant à plus de 200 km/h représenteraient une minorité qui ne boude jamais son plaisir. Relevons que, comme dans d’autres domaines, les Allemands font preuve d’une conduite exemplaire. En effet, ils roulent vite si (et seulement si) les conditions le permettent, et surtout sans oublier de regarder en permanence dans leurs rétroviseurs, ce qui n’est malheureusement pas le cas en Suisse, ni en France. Pour preuve, les accidents mortels sur autoroute en Allemagne sont rarement dus à la vitesse.

Catherine Delaby